9930 euros demandés pour louer à Alger

Alger appartement louer à Alger

À Alger, le marché de l’immobilier continue d’attirer l’attention, avec des prix qui ne cessent de grimper, particulièrement dans des quartiers comme Dely Brahim, louer à Alger devient ainsi inaccessible pour les personnes aux bourses modestes. Récemment, une annonce a fait sensation sur les réseaux sociaux, attirant à la fois l’intérêt et les critiques d’un large public. Un appartement de 117 mètres carrés, situé au 5e étage d’un immeuble équipé d’un ascenseur et d’un box de stationnement, est proposé à la location pour 120 000 dinars par mois. Ce montant, bien que déjà élevé en soi, est assorti d’une exigence qui a choqué de nombreux internautes : le propriétaire demande un paiement d’avance de 12 mois, soit l’équivalent de 1 440 000 dinars, ce qui correspond à environ 9931 euros au taux de change officiel, ou 5760 euros selon le taux de change informel en vigueur dans le pays.

La publication, partagée par un agent immobilier local, stipule que cet appartement de luxe est situé dans une résidence surveillée 24 heures sur 24, dotée de caméras de sécurité et de gardiens pour assurer la tranquillité des locataires. L’annonce met en avant le confort et la sécurité comme des arguments de vente, soulignant l’importance de ces dispositifs pour une vie sans tracas dans la capitale algérienne. Un box de stationnement dans le parking du sous-sol fait également partie de l’offre, un ajout qui pourrait séduire ceux qui possèdent une voiture et recherchent une solution de stationnement dans une zone urbaine dense.

Cependant, ce qui était censé être un simple échange commercial a rapidement tourné à la controverse. La demande d’un paiement en une seule fois pour l’équivalent de 9930 euros, pour tout personne souhaitant louer ce bien, a été perçue par de nombreux commentateurs comme une preuve de la spéculation immobilière galopante à Alger, surtout dans des quartiers prisés comme Dely Brahim. Beaucoup ont trouvé l’exigence financière excessivement élevée pour un loyer mensuel, même si l’appartement offre des caractéristiques de confort et de sécurité. Cette situation n’est pas sans rappeler la tension croissante entre les prix du marché et les revenus moyens des Algériens, particulièrement dans une période économique incertaine.

Les critiques ont fusé sur les réseaux sociaux, et l’agent immobilier, visiblement submergé par les remarques, a été contraint de fermer les commentaires sous sa publication. Parmi les réactions, certains ont dénoncé une inflation des prix qui pénalise les familles algériennes à la recherche d’un logement. D’autres ont souligné l’écart grandissant entre le pouvoir d’achat des citoyens et les prix demandés dans certains quartiers de la capitale. La question de l’accessibilité au logement est ainsi remise en avant, et nombre d’internautes ont exprimé leur frustration face à un marché de la location qui semble de plus en plus réservé à une élite financière. « C’est une annonce pour louer à Alger ou à Paris. », a ironisé de son coté une internaute.

Il est aussi intéressant de noter que le marché de la location à Alger, particulièrement dans des quartiers comme Dely Brahim, n’est pas isolé. De nombreux rapports et témoignages d’autres agences immobilières indiquent une tendance similaire, où des prix faramineux sont demandés pour des logements parfois modestes. Cette inflation du coût de la vie immobilière en Algérie est le résultat de divers facteurs économiques, notamment l’instabilité du dinar face aux devises étrangères, le manque d’offres de logements abordables et la demande toujours croissante pour des appartements dans des zones stratégiques de la capitale.

L’augmentation des loyers ne concerne pas uniquement les quartiers huppés d’Alger. Même dans des zones moins cotées, les prix de la location ont suivi une tendance à la hausse, ce qui a eu pour conséquence de rendre difficile l’accès au logement pour une grande partie de la population. Cette évolution a également donné lieu à une dynamique parallèle : de nombreux Algériens se tournent vers le marché de la location informelle, où les prix peuvent être plus abordables, bien que ces transactions n’offrent pas toujours les garanties et les protections juridiques que l’on trouve dans le marché formel.

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