Aéroport d’Alger : une collision entre deux avions évitée de justesse

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Vendredi 29 août, une situation préoccupante a été signalée à l’aéroport d’Alger lorsqu’une collision a failli se produire entre deux avions. Le premier appareil est un Boeing 737-800 de la compagnie algérienne Tassili Airlines, immatriculé 7T-VCE, assurant le vol SF-3001 entre Paris Charles de Gaulle et l’aéroport d’Alger. Le second est un Airbus A320-200N de la compagnie tunisienne Nouvelair, immatriculé TS-INM, en provenance de Tunis et également attendu à l’aéroport d’Alger. La collision a été évitée de justesse alors que les deux appareils se trouvaient en phase de descente vers la même piste.

Selon les données relayées par un site spécialisé dans l’aviation, les deux avions se sont retrouvés à une distance insuffisante l’un de l’autre, ce qui constitue une violation des marges de sécurité habituellement prévues pour éviter une collision. À l’aéroport d’Alger, les contrôleurs aériens ont rapidement pris conscience de la gravité de la situation, car les trajectoires convergentes des deux appareils risquaient de provoquer un incident dramatique. Les pilotes ont dû réagir en ajustant leur approche pour éviter un rapprochement trop dangereux.

L’appareil de Tassili Airlines, en provenance de Paris, avait déjà entamé ses manœuvres finales lorsqu’il a croisé la trajectoire de l’Airbus de Nouvelair, lui aussi en descente. À ce moment précis, la séparation horizontale et verticale entre les deux avions n’était plus suffisante, ce qui a augmenté considérablement le risque de collision au-dessus de l’aéroport d’Alger. Dans ce genre de circonstances, quelques secondes suffisent à transformer un simple incident en catastrophe, et la coordination entre pilotes et contrôle aérien devient essentielle pour rétablir la sécurité.

Les autorités de l’aviation civile algérienne ont ouvert une enquête afin de comprendre comment deux avions ont pu se retrouver dans une situation aussi critique à proximité de l’aéroport d’Alger. Plusieurs pistes sont à l’étude : une possible erreur de communication entre le contrôle aérien et l’un des équipages, un mauvais calcul des temps d’approche ou encore un manque d’anticipation dans la gestion du trafic aérien. L’enquête devra établir si les procédures en place ont été respectées et si la collision a été évitée uniquement grâce à la vigilance et à la réactivité des équipages.

Les collisions en vol sont extrêmement rares grâce aux nombreuses règles de séparation imposées par l’aviation civile internationale. Ces règles imposent une distance minimale entre deux avions en approche, que ce soit en altitude ou en latéral. Le fait que deux appareils, un Boeing 737 de Tassili Airlines et un Airbus A320 de Nouvelair, aient pu se rapprocher à ce point dans l’espace aérien de l’aéroport d’Alger met en lumière un dysfonctionnement qui devra être identifié. Même si la collision a été évitée, cet événement rappelle l’importance de la rigueur dans la gestion du trafic aérien.

L’incident a été qualifié de sérieux par les autorités, qui soulignent que la sécurité des passagers demeure la priorité absolue. Les deux compagnies impliquées, Tassili Airlines et Nouvelair, n’ont pas souhaité faire de commentaires immédiats, mais l’enquête en cours devrait permettre de clarifier les circonstances exactes. À l’aéroport d’Alger, ce type d’événement est considéré comme un signal d’alerte qui impose un examen approfondi des pratiques de sécurité.

Le rapport final déterminera si des ajustements doivent être apportés aux méthodes de coordination entre les contrôleurs aériens et les équipages, notamment lors des périodes de forte affluence. Pour les passagers, la situation est passée inaperçue, mais pour les professionnels de l’aviation, la collision évitée de justesse à l’aéroport d’Alger restera un rappel que même dans un environnement très réglementé, le risque zéro n’existe pas.