À l’aéroport international d’Alger, les agents de la douane ne cessent de surprendre par la variété des objets saisis sur les passagers, révélant parfois des tentatives pour introduire sur le territoire national des équipements aussi insolites qu’inattendus. Si les devises excédant les plafonds légaux ou les substances interdites font partie du quotidien, certaines saisies dépassent largement le cadre des infractions classiques et mettent en lumière la vigilance des services douaniers face à des menaces potentielles pour la sécurité nationale.
Lors d’un reportage récent diffusé par Ennahar TV, les douaniers ont exposé une collection d’objets pour le moins étonnants : des armes à feu, des épées et longs couteaux, des menottes, mais aussi des drones professionnels, des jumelles de haute précision, des caméras de surveillance et même des équipements archéologiques. La diversité de ces saisies reflète la multiplicité des risques auxquels la douane est confrontée, qu’il s’agisse de sécurité publique, de protection du patrimoine ou de régulation économique.
Un agent, présenté devant une table couverte d’objets confisqués, a insisté sur le caractère sensible de ces équipements. Selon lui, la majorité de ces articles « constitue une menace pour la sécurité nationale » et pourrait être détournée à des fins criminelles. Les armes blanches, particulièrement les épées et longs couteaux, sont interdites sans autorisation spéciale, tout comme certains appareils de télécommunication ou de surveillance. Les voyageurs qui tentent de les introduire ou de les exporter s’exposent ainsi à des sanctions sévères.
Parmi les saisies, les drones professionnels ont retenu l’attention. L’agent de la douane a expliqué que ces appareils, conçus pour filmer ou observer à distance, pouvaient être utilisés à des fins d’espionnage, ce qui justifie leur interdiction stricte dans les bagages de passagers non autorisés. De même, les caméras de surveillance et les détecteurs de métaux, qui figurent également sur la liste des équipements sensibles, nécessitent une autorisation préalable pour tout transport ou usage, sous peine de violation de la réglementation.
La protection du patrimoine archéologique est un autre domaine dans lequel la vigilance des douaniers est essentielle. Plusieurs objets anciens ont été confisqués à la sortie du pays, notamment des cornes d’éléphant et d’ivoire. Ces saisies s’inscrivent dans le cadre de la lutte contre le trafic illégal d’objets patrimoniaux, qui menace non seulement la richesse culturelle du pays mais également sa réputation à l’international.
Au-delà des objets de grande valeur ou sensibles, la douane veille également sur le commerce illicite de biens plus communs. Des produits alimentaires, des cosmétiques et divers appareils électroniques destinés à la revente sur le marché noir ont été interceptés, rappelant aux voyageurs que la réglementation douanière s’applique de manière stricte et qu’aucun manquement ne passe inaperçu. Les substances illégales et les drogues, quant à elles, restent évidemment au centre des priorités des contrôles, avec des procédures rigoureuses pour détecter et confisquer tout produit prohibé.
Ces opérations illustrent à la fois la complexité et l’importance du rôle de la douane algérienne. Dans un contexte où la circulation des personnes et des marchandises est de plus en plus rapide et internationale, la capacité à identifier les risques et à sécuriser les frontières devient un enjeu majeur. Chaque saisie, qu’il s’agisse d’un drone ou d’une corne d’éléphant, rappelle que la vigilance est permanente et que la sécurité nationale et la préservation du patrimoine ne sont jamais laissées au hasard.
Ainsi, l’aéroport d’Alger n’est pas seulement un point de transit pour les voyageurs ; il s’affirme comme un lieu stratégique où la douane déploie expertise et rigueur pour protéger le pays contre les infractions, les trafics et les menaces potentielles, assurant que chaque passager et chaque bagage soient conformes aux lois en vigueur. Les récents contrôles témoignent du professionnalisme des agents et de la diversité des situations auxquelles ils sont confrontés au quotidien, renforçant la confiance des citoyens et des voyageurs dans le système de surveillance et de sécurité algérien.