Un incident inhabituel a marqué le vol AH 1012 d’Air Algérie reliant Alger à Paris Charles-de-Gaulle, programmé quotidiennement à 16h40. Le vol Air Algérie du 21 janvier 2026, assuré par la compagnie française Amelia dans le cadre d’un affrètement avec équipage, comprenant un commandant de bord français et un pilote, a donné lieu à une scène peu commune avant le décollage.
Après l’embarquement des passagers, l’appareil est resté immobilisé au sol plus longtemps que prévu. C’est alors que le chef de cabine a pris la parole pour relayer une consigne émanant du cockpit. Il a expliqué aux passagers que, sur instruction du commandant de bord, le décollage du vol Air Algérie ne pourrait pas avoir lieu tant qu’un ajustement de la répartition des passagers à l’intérieur de la cabine ne serait pas effectué.
Selon les explications fournies par l’équipage, le vol n’étant pas complet, la configuration actuelle des passagers ne permettait pas d’assurer un centrage optimal de l’avion. Dans ces conditions, une procédure de sécurité imposait de rééquilibrer la charge entre l’avant et l’arrière de l’appareil. Le chef de cabine a alors demandé des volontaires pour changer de place et se diriger vers l’arrière de la cabine.
Au total, une vingtaine de passagers ont accepté de se lever et de changer de rangée. Une situation qui a surpris de nombreux voyageurs, peu habitués à être sollicités de la sorte. « C’est la première fois que ça m’arrive de toute ma vie, je n’avais jamais vu ça », confie une passagère à la rédaction de DNAlgérie. Dans la cabine, l’annonce a suscité étonnement et discussions, certains passagers s’interrogeant sur la raison d’une telle demande alors que l’avion n’était pas plein.
Dans l’aviation commerciale, le centrage est pourtant un élément fondamental de la sécurité des vols. La répartition du poids à bord influe directement sur la stabilité de l’appareil, en particulier lors des phases de décollage et d’atterrissage. En règle générale, ces ajustements sont anticipés par les compagnies, que ce soit par l’attribution des sièges ou par le positionnement des bagages en soute. Toutefois, lorsque le taux de remplissage est faible ou atypique, des ajustements de dernière minute peuvent s’imposer.
Le fait que ce vol soit opéré par Amelia, une compagnie spécialisée dans la location d’avions avec équipage, n’a rien d’exceptionnel en soi. Air Algérie recourt régulièrement à ce type de partenariat afin d’assurer la continuité de ses rotations, notamment sur des lignes très fréquentées comme Alger–Paris. Néanmoins, l’épisode vécu sur ce vol précis reste rare du point de vue des passagers, pour qui ce type de procédure est généralement invisible.
Une fois les passagers repositionnés conformément aux consignes transmises par le chef de cabine, le centrage a été jugé satisfaisant et l’appareil a pu décoller normalement à destination de Paris Charles-de-Gaulle. Aucun autre incident n’a été signalé durant le vol. L’événement, largement commenté par les voyageurs, rappelle toutefois que derrière la routine apparente des vols commerciaux se cachent parfois des contraintes techniques qui peuvent conduire à des situations aussi surprenantes qu’inhabituelles pour les passagers.