Alger : la mesure tant attendue par les habitants appliquée

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Le ministre et wali d’Alger, Abdenour Rabehi, s’est rendu sur plusieurs sites de la capitale afin de constater l’avancée des travaux de réhabilitation des anciennes bâtisses dans différentes communes, notamment El Harrach, Hussein Dey, Mohamed Belouizdad et Alger-Centre. Cette démarche s’inscrit dans le cadre du « Plan blanc », programme prioritaire visant à préserver le patrimoine urbain algérois, caractérisé par la richesse et la diversité de ses styles architecturaux, mais fragilisé par le temps et l’usure naturelle des constructions. La réhabilitation du vieux bâti constitue un volet essentiel de ce plan, qui combine restauration patrimoniale, régularisation des espaces et aménagement urbain, avec pour objectif de garantir un cadre de vie à la fois sécurisé et harmonieux.

Les interventions engagées sur le terrain se concentrent sur plusieurs aspects, à commencer par le traitement des extensions anarchiques sur les toitures, balcons et sous-sols. Ces ajustements nécessitent la libération des lieux occupés illégalement et la mise en conformité des structures, afin de rétablir l’équilibre architectural des bâtiments et d’assurer la sécurité des habitants. La réhabilitation est organisée en deux phases. La première phase concerne les immeubles situés le long des grands axes et artères principales de la capitale, tels que Didouche Mourad, Larbi Ben M’hidi, Asselah Hocine, Zighoud Youcef et Krim Belkacem. Cette phase vise à redonner une cohérence visuelle et fonctionnelle aux artères stratégiques, tout en améliorant la circulation et l’accessibilité des zones concernées.

La seconde phase s’étend aux quartiers populaires et aux communes périphériques, intégrant notamment les rues Mohamed V, Hassiba Ben Bouali, Mohamed Belouizdad et Tripoli. Les travaux ne se limitent pas aux grandes artères, mais englobent également des secteurs sauvegardés comme la Casbah d’Alger. Dans cette zone historique, des rues telles que Debih Cherif, Ennasser, Montée Louni Arezki et Ammar Ali font l’objet de mesures spécifiques afin de préserver leur valeur patrimoniale. D’autres quartiers, tels que Rue Ali Khodja et Rue Bouguerra à El Biar ainsi que le centre d’El Harrach, bénéficient également de travaux de réhabilitation, l’objectif étant d’étendre progressivement l’ensemble du programme à toutes les communes de la capitale.

En parallèle, les services de la wilaya de la capitale algérienne ont engagé plusieurs actions complémentaires visant à améliorer la qualité de vie des citoyens. L’aménagement des espaces extérieurs pour les piétons, la rénovation des réseaux de distribution et d’assainissement conformément aux normes en vigueur, ainsi que la réorganisation des activités commerciales le long des grands axes sont autant de mesures prises pour harmoniser le tissu urbain. Un cahier des charges a été élaboré pour encadrer ces interventions, fixant les règles relatives à l’organisation des commerces, à l’harmonisation des façades et aux horaires d’ouverture. Ces actions visent à rendre le centre-ville et les artères principales plus attractifs tout en préservant le patrimoine historique.

Lors de sa visite, le wali Abdenour Rabehi a insisté sur l’accélération des travaux, tout en veillant à leur exécution selon les règles de l’art et avec un haut niveau de qualité. Il a exprimé sa satisfaction quant à l’état d’avancement et à la qualité des réalisations à ce stade, saluant les efforts des ouvriers et des différents intervenants, conscients de la complexité des chantiers en raison de l’ancienneté et de la spécificité architecturale des bâtiments concernés. La réhabilitation des anciennes bâtisses nécessite en effet une approche minutieuse, mêlant conservation patrimoniale, sécurité structurelle et adaptation aux exigences modernes.

Malgré les désagréments temporaires causés par les travaux, les habitants ont accueilli favorablement l’opération. Leur compréhension face aux perturbations ponctuelles témoigne de l’intérêt porté à la valorisation du patrimoine et à l’amélioration des conditions de vie dans la capitale. La réhabilitation du vieux bâti à Alger apparaît ainsi comme un projet stratégique combinant conservation historique, régulation urbaine et modernisation des infrastructures, consolidant l’image d’une capitale attachée à son passé tout en préparant son avenir.