Un drame d’une violence inouïe a secoué la commune de Baraki, à Alger, plongeant ses habitants dans la consternation. Un professeur universitaire a perdu la vie après avoir été violemment attaqué devant son domicile. Selon les premières informations disponibles, il aurait été poignardé à plusieurs reprises par l’un de ses voisins, le laissant sans vie avant même l’arrivée des secours. Cette affaire, qui reste entourée de mystère, suscite une grande émotion parmi ses proches, ses collègues et ses étudiants.
Selon Ennahar, la victime enseignait à la faculté des sciences économiques et de gestion de l’université de Dely Brahim. Les circonstances du drame demeurent floues. D’après les témoignages recueillis sur place, l’attaque a eu lieu en pleine rue, sous les yeux de plusieurs riverains.
L’identité du suspect présumé a rapidement été établie, mais les raisons exactes ayant conduit à cet acte de violence extrême restent pour l’instant inconnues. Était-ce un différend de voisinage qui a pris une tournure tragique ? Une altercation qui a dégénéré ? Pour l’instant, aucune hypothèse n’est écartée par les enquêteurs, qui tentent de reconstituer les faits et de déterminer le mobile de l’agression.
L’émotion est vive non seulement dans le quartier, mais aussi au sein de l’université où exerçait la victime. Étudiants et professeurs peinent à croire à cette disparition soudaine. « Il avait encore tant à transmettre », déplore un de ses anciens élèves sur les réseaux sociaux. « C’était un mentor, une référence pour beaucoup d’entre nous. », écrit un autre.
Les services de sécurité ont immédiatement ouvert une enquête afin de faire toute la lumière sur cette affaire. Les autorités locales ont promis de prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir la sécurité des citoyens et éviter que de tels drames ne se reproduisent. En attendant, la communauté universitaire et les proches de la victime restent plongés dans l’incompréhension et le deuil, espérant que la justice fera rapidement toute la lumière sur cette tragédie qui a endeuillé la ville d’Alger.
Tragédie à Alger : que dit le code pénal algérien ?
Le Code pénal algérien considère le meurtre comme une infraction grave et prévoit des peines sévères en fonction des circonstances. Voici les principales dispositions qui s’y rapportent :
1. Meurtre simple (Article 254)
Le meurtre est défini comme le fait de donner volontairement la mort à autrui. La peine encourue est la réclusion criminelle à perpétuité.
2. Meurtre avec circonstances aggravantes (Articles 255 à 258)
Si le meurtre est commis avec des circonstances aggravantes, la peine peut être plus lourde :
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Assassinat (Article 255) : Lorsqu’il y a préméditation ou guet-apens, la peine est la réclusion criminelle à perpétuité, voire la peine de mort si la législation l’autorise.
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Meurtre commis pour faciliter ou couvrir un autre crime (Article 256) : La peine est également la perpétuité.
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Meurtre sur ascendant ou descendant légitime, naturel ou adoptif (Article 257) : Réclusion criminelle à perpétuité.
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Empoisonnement (Article 258) : Le fait d’attenter à la vie d’une personne en utilisant des substances toxiques entraîne la peine de mort.
3. Homicide involontaire (Articles 288-289)
Si une personne cause la mort d’autrui sans intention de la donner, il s’agit d’un homicide involontaire, passible de 6 mois à 5 ans de prison et d’une amende. La peine peut être plus lourde si l’homicide résulte d’une négligence ou du non-respect des lois (ex. accident de la route avec excès de vitesse).
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