Algérie : en quoi consiste le nouveau produit révolutionnaire « Sheep Date » ?

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L’Algérie marque une nouvelle avancée dans le domaine de l’agriculture et de l’innovation alimentaire avec la présentation d’un produit inédit destiné à l’élevage des ovins. Baptisé « Sheep Date », cet aliment exploite de manière optimale les rebuts de dattes, jusque-là peu valorisés, et promet de constituer une alternative concrète aux importations de maïs fourrager.

La révélation de ce projet a eu lieu lors d’une réunion gouvernementale présidée par le Premier ministre Sifi Ghrieb, qui a suivi de près l’exposé présenté sur cette innovation développée par le Centre de recherche scientifique et technique sur les régions arides de Biskra. L’objectif est double : améliorer la qualité de l’engraissement des ovins tout en stimulant la recherche scientifique appliquée, en transformant un sous-produit agricole abondant en une ressource nutritive de valeur. Selon les informations communiquées par les services du Premier ministre, il s’agit d’un produit breveté, résultat d’années de travaux et d’expérimentations, qui pourrait non seulement réduire la dépendance de l’Algérie aux importations de fourrage, mais aussi offrir aux éleveurs une solution durable et économiquement viable.

Cette initiative s’inscrit dans une logique plus large de valorisation des ressources locales et de modernisation des filières agricoles. En parallèle à cette annonce, le gouvernement a abordé des dossiers tout aussi stratégiques, à commencer par le plan de développement des hydrocarbures pour la période 2026-2030. Ce plan vise à consolider le rôle central du secteur énergétique dans l’économie nationale, en mettant l’accent sur le raffinage, la pétrochimie, la production de fertilisants et même le dessalement de l’eau de mer. L’accent est mis sur une meilleure valorisation des hydrocarbures, sur le renforcement de la sécurité énergétique et sur le développement des capacités industrielles locales, dans le cadre d’une vision qui combine efficacité économique et durabilité.

Le gouvernement a également examiné le projet de création d’une ligne ferroviaire reliant Laghouat à Ghardaïa puis El Menia, financée par la Banque africaine de développement. Cette infrastructure, qualifiée de nationale, s’inscrit dans la stratégie globale de modernisation et d’interconnexion du réseau ferroviaire algérien. Elle vise à soutenir les mégaprojets économiques, à faciliter le transport de marchandises et de personnes dans des zones stratégiques et à renforcer la cohésion territoriale, en particulier dans le Sud du pays.

Outre ces projets d’infrastructure et de développement industriel, l’exécutif a porté une attention particulière à l’état de la nomenclature des équipements inscrits dans le budget de l’État. L’objectif est de rationaliser les dépenses et de concentrer les ressources sur les programmes réellement porteurs d’intérêts économiques et sociaux, tout en éliminant les opérations devenues obsolètes ou inefficaces. Cette démarche vise à accroître la transparence et l’efficacité de l’investissement public, garantissant ainsi un impact tangible sur le développement national.

La question de l’approvisionnement en eau potable, particulièrement critique dans les localités du Sud confrontées à un stress hydrique, a également été au centre des discussions. Des projets de stations de déminéralisation sont en cours de réalisation à Tamanrasset et à Tindouf, conformément aux directives du président de la République, pour assurer un accès durable à l’eau potable. Ces initiatives visent à améliorer la qualité de vie des populations, à soutenir l’agriculture locale et à répondre aux besoins fondamentaux dans des zones souvent isolées et sensibles aux conditions climatiques.

Enfin, le gouvernement a suivi l’avancement du programme d’importation et de distribution de bus pour le transport public. L’objectif est de renouveler le parc national avec 10 000 nouveaux véhicules, contribuant à moderniser les infrastructures de mobilité et à améliorer la qualité du transport collectif. Cette opération s’inscrit dans la continuité des efforts visant à rendre les services publics plus efficaces, à soutenir le développement urbain et à faciliter les déplacements des citoyens dans toutes les régions du pays.