L’Algérie fait deux demandes urgentes au CS de l’ONU

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L’Algérie a officiellement demandé, ce mercredi, la tenue d’une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU afin d’examiner la situation en Palestine, marquée par une escalade dramatique de la violence. La demande algérienne intervient alors que la bande de Ghaza est soumise à un blocus implacable et que les attaques ciblant les travailleurs humanitaires se multiplient, soulevant de vives inquiétudes au sein de la communauté internationale.

Le représentant permanent de l’Algérie aux Nations unies, Amar Bendjama, a pris la parole lors d’une séance du Conseil de sécurité pour dénoncer les violations graves du droit humanitaire international perpétrées contre les travailleurs humanitaires à Ghaza. Il a insisté sur la nécessité d’ouvrir une enquête indépendante afin d’identifier les responsables de ces crimes et de mettre en place un mécanisme visant à garantir qu’ils rendent des comptes. Selon lui, il est inacceptable que les meurtres de travailleurs humanitaires ne suscitent pas une réaction à la hauteur de l’horreur des faits.

Depuis le début du conflit en octobre 2023, plus de 400 travailleurs humanitaires ont perdu la vie à Gaza, dont huit étrangers. Amar Bendjama a rappelé que la résolution 2730 du Conseil de sécurité, adoptée récemment, exhorte toutes les parties impliquées dans des conflits armés à respecter et protéger les travailleurs humanitaires. Pourtant, cette résolution n’a eu jusqu’ici aucun impact sur le terrain, les attaques se poursuivant en toute impunité.

L’Algérie souligne que la communauté internationale doit prendre ses responsabilités face à ces crimes. Bendjama a dénoncé « l’immunité et l’impunité » dont bénéficie l’occupation sioniste, qui lui permet de perpétrer des actes contraires aux conventions internationales sans en subir les conséquences. Il a mis en garde contre un « dangereux précédent » qui pourrait s’installer, où aucune règle ne serait respectée dans les conflits futurs.

La découverte récente des corps de quinze travailleurs humanitaires enterrés dans une fosse commune à Ghaza, près d’une ambulance et de véhicules d’aide humanitaire clairement identifiés, a suscité une vague d’indignation. Cette macabre découverte renforce l’urgence d’une action immédiate et d’une enqête indépendante pour établir les responsabilités et traduire les coupables en justice.

Les chiffres sont accablants : l’année 2024 a été la plus meurtrière pour les travailleurs humanitaires, avec 377 morts à travers le monde, dont 207 rien qu’à Gaza. Un bilan tragique qui remet en question l’efficacité des mécanismes internationaux censés protéger ces personnels dévoués.

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En parallèle à cette demande d’enquête, l’Algérie a appelé à une réunion d’urgence du Conseil de sécurité, prévue pour ce jeudi après-midi. L’objectif est d’examiner la situation en Palestine, notamment l’aggravation de la crise humanitaire à Ghaza et les violences sans précédent perpétrées par les colons en Cisjordanie.

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L’initiative algérienne s’inscrit dans une volonté de mobiliser la communauté internationale afin d’adopter des mesures concrètes contre ces violations du droit international. L’Algérie, en tant que membre influent du Conseil de sécurité de l’ONU et soutien de la cause palestinienne, espère que cette réunion d’urgence aboutira à des décisions fortes pour mettre fin à cette tragédie et assurer la protection des civils et des travailleurs humanitaires sur le terrain.

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Dans un contexte où la situation ne cesse de se dégrader, cette mobilisation est perçue comme un test pour la crédibilité du Conseil de sécurité et de l’ONU dans leur capacité à faire respecter le droit international. L’Algérie, par sa démarche, met en lumière la nécessité impérieuse d’une réaction immédiate de l’ONU face à une situation humanitaire désastreuse et à des violations qui ne peuvent rester impunies.