La Gendarmerie nationale algérienne met en garde les citoyens contre une technique d’escroquerie reposant sur de faux appels téléphoniques. Dans une vidéo diffusée sur sa page officielle Facebook, l’institution a présenté plusieurs exemples d’appels frauduleux au cours desquels des individus se font passer pour des représentants de services officiels afin d’obtenir des informations confidentielles auprès de leurs victimes.
Le procédé repose sur l’usurpation d’identité. Les escrocs prétendent appartenir à la Gendarmerie nationale ou à un autre organisme officiel et contactent leurs interlocuteurs sous un prétexte administratif. Ils peuvent notamment affirmer qu’une carte risque d’être bloquée ou suspendue et demander des renseignements personnels pour éviter cette prétendue situation.
Derrière ce discours se cache une tentative de récupérer des données sensibles susceptibles de permettre aux fraudeurs d’accéder à des comptes financiers. La Gendarmerie nationale insiste sur la nécessité de rester vigilant face à ce type de sollicitation, même lorsque l’appelant adopte un ton professionnel ou affirme agir au nom d’une institution connue.
L’un des principaux dangers concerne le code de vérification à usage unique, connu sous le sigle OTP. Ce code est généralement transmis par SMS lors d’une opération nécessitant une authentification. Les escrocs peuvent chercher à le récupérer en faisant croire à leur victime qu’il est indispensable pour sécuriser sa carte ou empêcher son blocage.
Or, la communication de ce code à un tiers peut lui permettre de valider une opération ou de franchir une étape de sécurité, selon le service concerné. La Gendarmerie nationale rappelle ainsi qu’il ne s’agit pas d’une simple série de chiffres, mais d’une information confidentielle qui peut ouvrir l’accès à des opérations financières.
Les autorités mettent également en garde contre la transmission des numéros de cartes et des codes secrets au téléphone. Dans son message de prévention, la Gendarmerie souligne que les services de sécurité et les services postaux ne demandent pas aux citoyens de communiquer leurs numéros de carte ou leurs codes confidentiels par appel téléphonique.
Face à une demande de ce type, la consigne est claire : ne transmettre aucune information sensible et mettre immédiatement fin à la conversation. Il est préférable de ne pas poursuivre l’échange, même si l’interlocuteur insiste, menace de bloquer une carte ou cherche à créer un sentiment d’urgence pour pousser la victime à agir rapidement.
La vigilance est d’autant plus importante que les fraudeurs peuvent utiliser des arguments convaincants pour gagner la confiance de leurs interlocuteurs. En se présentant comme des agents d’une institution officielle, ils cherchent à réduire les soupçons et à obtenir les informations recherchées avant que la victime ne prenne le temps de vérifier l’identité de son interlocuteur.
En cas de doute ou de réception d’un appel suspect, la Gendarmerie nationale recommande de raccrocher plutôt que de répondre aux demandes formulées. Les citoyens sont également invités à signaler les situations suspectes aux services compétents. Le numéro vert de la Gendarmerie nationale, le 1055, est mis à la disposition du public pour les signalements et les demandes d’assistance.
Cette alerte rappelle l’importance de protéger les informations liées aux cartes bancaires et aux moyens de paiement électroniques. Un numéro de carte, un code secret ou un code OTP ne doivent jamais être communiqués à un interlocuteur simplement parce qu’il prétend représenter une administration ou un organisme officiel.
Le message des autorités algériennes est donc sans ambiguïté : face à un appel demandant des données confidentielles sous prétexte d’éviter le blocage d’une carte, il faut interrompre la communication et vérifier la situation par les canaux officiels. Un simple réflexe de prudence peut permettre d’éviter une fraude et de protéger son compte financier.