Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a mis fin ce jeudi aux fonctions du wali de Tiaret, M. Saïd Khalil, selon un communiqué rendu public par la présidence de la République. Cette décision, annoncée de manière officielle et sans détails supplémentaires, s’inscrit dans le cadre des prérogatives constitutionnelles du chef de l’État.
Dans son communiqué, la présidence précise que cette mesure a été prise « conformément aux dispositions de la Constitution, notamment l’article 92 ». Cet article confère au président de la République le pouvoir de nommer et de mettre fin aux fonctions des hauts responsables de l’État, dont les walis, qui représentent l’exécutif au niveau local. En application de cette disposition, M. Saïd Khalil ne dirige donc plus la wilaya de Tiaret à compter de ce jour.
La même source indique que le président a chargé M. Rabah Merad Yaza, secrétaire général de la wilaya, d’assurer la gestion des affaires courantes. Cette désignation vise à garantir la continuité du service public et le bon fonctionnement des institutions locales en attendant la nomination d’un nouveau wali. Le secrétaire général devient ainsi responsable de la coordination administrative et du suivi des dossiers en cours.
Aucune explication n’a été fournie quant aux motifs ayant conduit à cette décision. Comme souvent dans ce type d’annonce, le communiqué se limite à mentionner le fondement constitutionnel de la mesure et les dispositions prises pour assurer l’intérim. Cette absence de précisions alimente inévitablement les interrogations, même si, juridiquement, la décision relève pleinement des prérogatives du chef de l’État.
Les walis occupent une fonction stratégique dans l’organisation administrative du pays. Représentants de l’État au niveau des wilayas, ils sont chargés de veiller à l’application des lois et règlements, de superviser les services déconcentrés, d’assurer la mise en œuvre des politiques publiques et de coordonner les actions de développement local. Ils jouent également un rôle central dans la gestion des situations d’urgence et dans le suivi des projets structurants.
À Tiaret, comme dans d’autres wilayas, les dossiers liés au développement local, aux infrastructures, au logement ou encore à l’investissement constituent des priorités constantes. Le wali est ainsi appelé à travailler en étroite collaboration avec les élus locaux, les chefs de daïra et les responsables des différents secteurs pour répondre aux attentes des citoyens. Le changement à la tête de l’exécutif local intervient donc dans un contexte où la continuité administrative revêt une importance particulière.
La désignation du secrétaire général pour assurer l’intérim permet d’éviter toute vacance dans la gestion des affaires publiques. Ce dernier, déjà impliqué dans le fonctionnement quotidien de la wilaya, dispose d’une connaissance approfondie des dossiers en cours. Sa mission consistera à maintenir le cap sur les projets engagés, à assurer la coordination des services et à veiller au respect des orientations fixées par les autorités centrales.
Ces dernières années, plusieurs mouvements dans le corps des walis ont été décidés par le président de la République, que ce soit dans le cadre de remaniements partiels ou de réorganisations plus larges. Ces décisions s’inscrivent généralement dans une dynamique visant à renforcer l’efficacité de l’administration territoriale et à impulser un nouveau rythme à la gestion locale.
La wilaya de Tiaret, située dans l’ouest du pays, occupe une place importante sur les plans agricole et économique. Elle dispose d’un potentiel notable en matière de production céréalière et d’élevage, tout en étant confrontée à des défis liés à l’emploi, aux infrastructures et à l’amélioration des services publics. Le futur wali devra donc s’inscrire dans la continuité des projets en cours tout en apportant, le cas échéant, une nouvelle impulsion.
En attendant la nomination d’un successeur, la décision présidentielle marque un changement à la tête de l’exécutif local et ouvre une nouvelle phase pour l’administration de la wilaya. Si les raisons de cette fin de fonctions n’ont pas été détaillées, la procédure suivie rappelle le rôle central du président dans la nomination et la gestion des hauts responsables territoriaux.
Cette annonce confirme une fois de plus que la gestion des wilayas demeure un levier essentiel dans la mise en œuvre des politiques publiques en Algérie. À Tiaret, les prochains jours seront déterminants pour assurer la stabilité administrative et préparer la transition vers une nouvelle direction à la tête de la wilaya.