Un voyageur algérien débarque à Istanbul pour ses vacances et découvre soudain que son portefeuille respire enfin. Avant l’été 2025, partir à l’étranger ressemblait souvent à un petit parcours du combattant financier : il fallait passer par le marché noir pour obtenir des devises, avec des taux qui faisaient fondre le budget avant même de commander un café. Depuis que l’allocation touristique a été relevée à 750 euros, l’histoire est très différente, et certains voyageurs ont l’impression de redécouvrir le tourisme… avec un pouvoir d’achat qui tient la route.
Un Algérien en séjour dans la grande ville turque raconte justement son expérience et explique que ses habitudes de calcul ont complètement changé. Avant, chaque dépense était estimée en fonction du taux du marché parallèle. Concrètement, un euro lui revenait autour de 280 dinars algériens. Dans ces conditions, tout semblait vite cher : hôtels, transports, restaurants ou même les petites dépenses du quotidien. Le simple fait de convertir mentalement suffisait à calmer les envies.
Lors de son dernier voyage, il a pu utiliser l’allocation touristique officielle de 750 euros. Et là, surprise : les mêmes prix affichés en euros ne donnent plus du tout les mêmes montants une fois convertis. Avec le taux officiel, environ 150 dinars pour un euro, l’écart est énorme. Résultat : le même séjour devient beaucoup plus accessible et certaines dépenses paraissent presque divisées par deux.
Il explique par exemple qu’une nuit d’hôtel à 30 euros lui coûtait autrefois près de 8.400 dinars lorsqu’il calculait au taux du marché noir. Avec l’allocation et le taux officiel, la même chambre revient plutôt autour de 4.500 dinars. Même chose pour les transports. La fameuse carte de transport d’Istanbul, indispensable pour se déplacer dans la ville, pouvait lui sembler proche des 1.000 dinars auparavant, alors qu’avec le nouveau calcul elle tourne plutôt autour de 500 dinars.
En faisant ses comptes pendant son séjour, il a aussi remarqué la différence lorsqu’il changeait de l’argent sur place. Avant, environ 28.000 dinars lui permettaient d’obtenir l’équivalent de 5.000 livres turques. Maintenant, pour la même somme en livres, il débourse à peu près 15.000 dinars. Autrement dit, la perception des prix change complètement et l’impression de “payer trop cher” disparaît dans beaucoup de situations.
Dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, il montre plusieurs exemples concrets de dépenses pendant sa visite d’Istanbul et explique que son budget voyage n’a plus rien à voir avec celui de ses précédents séjours. Selon lui, la différence est tellement visible qu’il a l’impression que les prix ont baissé partout, alors qu’en réalité c’est surtout le taux de change utilisé qui change tout.
Cette évolution est liée à la hausse du plafond de l’allocation touristique accordée aux voyageurs algériens. Pendant longtemps, cette aide était très limitée, puisqu’elle correspondait à l’équivalent en devises d’environ 15.000 dinars, soit à peine une centaine d’euros. Autant dire que cela ne couvrait qu’une petite partie des dépenses d’un voyage à l’étranger.
Désormais, avec un montant pouvant atteindre 750 euros par an et par voyageur, la situation devient beaucoup plus confortable pour ceux qui partent en vacances hors du pays. Même si cette allocation n’est accordée qu’une seule fois par an, elle permet à beaucoup de touristes de voyager sans dépendre entièrement du marché parallèle des devises, et donc de profiter davantage de leur séjour. Pour certains, comme ce voyageur à Istanbul, la différence se ressent immédiatement… surtout quand vient le moment de payer l’hôtel, les transports ou simplement un repas en ville.
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