Algérie actualité– Le directeur du groupe médiatique Ennahar, Anis Rahmani a écopé d’une lourde peine ce dimanche 15 novembre. Le concerné a comparu, entre autres, pour la diffusion d’une communication téléphonique impliquant un responsable de l’armée.

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Le tribunal de Bir Mourad Raïs (Alger), a en effet condamné Anis Rahmani à une peine de 5 ans de prison ferme. Le tribunal a également prononcé une amende de 100.000 dinars à l’encontre de l’accusé. Lors de son procès qui s’est tenu le 8 novembre, le parquet avait requis 10 ans d’emprisonnement et 100.000 Dinars d’amende à l’encontre de Mohamed Mokeddem, alias Anis Rahmani.

Concernant les faits pour lesquels il est poursuivi, ils remontent au mois d’octobre 2018. À l’époque, un des journalistes du groupe Ennahar, appartenant à Anis Rahmani, avait fait l’objet d’une arrestation musclée. Dans la même journée, l’un des sites appartenant au même groupe médiatique avait publié un enregistrement téléphonique, en présentant l’un des interlocuteurs comme un colonel de l’armée, désigné uniquement sous le nom de Smaïl.

D’autres chefs d’accusation retenus à l’encontre d’Anis Rahmani

Par ailleurs, le tribunal a également retenu d’autres chefs d’accusation à l’encontre du mis en cause. Ainsi, Anis Rahmani a également eu à répondre de diffamation à l’encontre de l’Armée nationale populaire (ANP). L’atteinte à un corps constitué, à la vie privée des personnes ainsi qu’à l’unité nationale font également partie des accusations retenues, selon ce que rapporte le journal Ennahar appartenant à l’accusé.

Sur un autre plan, notons également que d’autres chefs d’accusation ont été annulés. Il s’agit notamment de trafic d’influence, obtention d’indus avantages et violation de la législation en vigueur concernant les mouvement de devises vers l’étranger. Lors de son procès qui s’est tenu le 8 novembre, Anis Rahmani a rejeté les accusations à son encontre. Il avait en effet déclaré avoir uniquement pris des dispositions pour protéger les journalistes de son groupe médiatique.

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