Lors de son entretien périodique avec les représentants de la presse nationale, le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, a tenu à réaffirmer son engagement envers la sécurité alimentaire du pays. Dans un contexte où la préservation des ressources nationales devient une priorité, le chef de l’État a déclaré que la protection des brebis était essentielle pour sauvegarder le cheptel national. « Des lois strictes ont été mises en place pour dissuader toute tentative portant atteinte à la richesse animale », a-t-il annoncé, insistant sur l’importance d’une gestion rigoureuse de l’élevage afin d’assurer un approvisionnement durable en viande.
Dans cette optique, le président algérien Tebboune a confirmé l’autorisation d’importation de bétail, dont une partie depuis l’Espagne, afin de compenser la faiblesse de la production nationale. Cette mesure vise à réguler le marché et à stabiliser les prix pour les consommateurs algériens. Face aux inquiétudes concernant le pouvoir d’achat, il s’est voulu rassurant, affirmant que l’État mettra tout en œuvre pour garantir un marché alimentaire diversifié et accessible. « Aucun Algérien ne connaîtra la faim, et le marché offre aujourd’hui tout ce dont le citoyen a besoin », a-t-il déclaré avec fermeté, soulignant que la priorité reste la satisfaction des besoins fondamentaux de la population.
Le chef de l’État a également abordé la question du lait, un produit essentiel à la consommation quotidienne des Algériens. Il a reconnu que le pays devait encore relever le défi de l’autonomie en matière de production laitière, tout en annonçant une initiative majeure pour combler ce manque. « C’est pourquoi nous avons lancé, avec nos frères qataris, un projet d’usine de fabrication de poudre de lait », a-t-il expliqué. Ce projet vise à réduire la dépendance du pays aux importations et à garantir un approvisionnement stable à long terme.
D’autre part, Abdelmadjid Tebboune a exprimé son indignation face à la spéculation qui affecte de nombreux produits alimentaires, en particulier durant le mois de Ramadan. « Nous déplorons ceux qui pratiquent la spéculation pendant ce mois sacré », a-t-il regretté, dénonçant des comportements qui nuisent directement aux citoyens et perturbent l’équilibre du marché. Il a rappelé que l’État demeure vigilant et prendra les mesures nécessaires pour lutter contre ces pratiques abusives.
Enfin, le président algérien Tebboune a abordé un autre enjeu majeur : le gaspillage alimentaire, notamment celui du pain durant le Ramadan. « Des tonnes de pain sont jetées à la poubelle, ce qui est inacceptable, tant sur le plan religieux qu’économique », a-t-il déclaré avec désapprobation. Le président a appelé à une prise de conscience collective et à un usage plus responsable des ressources alimentaires. Ce gaspillage, en plus d’avoir des conséquences économiques, entre en contradiction avec les valeurs de sobriété et de partage prônées durant le mois sacré.
Les déclarations du président Tebboune illustrent une stratégie globale visant à assurer la sécurité alimentaire en Algérie tout en préservant les ressources nationales. Entre protection du cheptel, importations ciblées, lutte contre la spéculation et sensibilisation au gaspillage, l’approche adoptée vise à concilier l’offre et la demande pour garantir un marché équilibré et accessible à tous. Dans un pays où l’autonomie alimentaire est un enjeu stratégique, ces engagements réaffirment la volonté du gouvernement de mettre en place des solutions durables pour répondre aux attentes des citoyens.
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