Le gouvernement algérien poursuit ses efforts pour améliorer les services destinés à sa diaspora, notamment en France, où réside une importante communauté algérienne. C’est dans ce cadre que le secrétaire d’État auprès du ministre des Affaires étrangères, chargé de la communauté nationale à l’étranger, Sofiane Chaïb, a rencontré lundi le ministre de la Poste et des Télécommunications, Sid Ali Zerrouki. Cette réunion a permis de poser les bases de nouvelles facilitations visant à simplifier les démarches administratives et à renforcer l’accessibilité des services proposés par les consulats d’Algérie en France.
Selon un communiqué officiel du ministère des Affaires étrangères, la rencontre entre les deux responsables a été une occasion d’échanger sur plusieurs projets de coopération intersectorielle. L’objectif principal est de moderniser et d’optimiser les prestations consulaires en exploitant les infrastructures postales, bancaires et technologiques des institutions publiques relevant du ministère de la Poste et des Télécommunications. Cette initiative s’inscrit dans une volonté de l’État algérien de digitaliser l’administration et de réduire les contraintes bureaucratiques pesant sur ses ressortissants établis à l’étranger.
La coopération entre les ministères des Affaires étrangères et de la Poste et des Télécommunications vise également à renforcer le lien entre l’administration et les citoyens. L’un des défis majeurs rencontrés par la communauté algérienne à l’étranger réside dans la lenteur de certaines procédures administratives et la complexité des démarches liées aux documents d’état civil, aux passeports et aux visas. En exploitant les outils numériques et les services postaux modernes, les autorités espèrent fluidifier ces processus et rendre l’administration plus réactive aux besoins des citoyens.
Cette rencontre entre Sofiane Chaïb et Sid Ali Zerrouki témoigne de la volonté du gouvernement algérien d’accompagner sa communauté établie à l’étranger en lui offrant des services modernisés et accessibles. Les prochaines étapes de cette coopération seront scrutées avec attention par les Algériens de France, qui espèrent voir ces initiatives se concrétiser rapidement. L’amélioration des services consulaires constitue un enjeu majeur pour des milliers de citoyens en quête de démarches simplifiées et adaptées à leurs besoins quotidiens.
Consulats d’Algérie en France : la bourde de médias français
Les médias français ont récemment semé le trouble au sein de la communauté algérienne en annonçant, à tort, la fermeture totale des consulats d’Algérie dans des villes du sud de la France, à savoir Marseille, Montpellier et Nice. Une information erronée qui a rapidement circulé, alimentant l’inquiétude des ressortissants algériens résidant en France. Nombre d’entre eux dépendent en effet de ces institutions pour leurs formalités administratives, qu’il s’agisse de renouvellement de passeport, de demandes de visa ou encore d’actes d’état civil.
Toutefois, sur le terrain, la situation est bien différente. Les consulats fonctionnent normalement, comme en attestent les nombreux citoyens qui continuent d’y effectuer leurs démarches. La confusion s’est amplifiée dans un contexte déjà marqué par des tensions diplomatiques entre la France et l’Algérie. Ces tensions se sont intensifiées notamment après le refus d’Alger d’accepter une liste de ressortissants algériens en situation irrégulière que la France souhaitait expulser. En guise de réaction, les autorités françaises, par le biais du ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau, ont annoncé la suspension de l’exemption de visa pour les détenteurs de passeports diplomatiques algériens.
Parallèlement, Bruno Retailleau a également promis une « riposte graduée », cherchant à instaurer un rapport de force avec Alger. Dans ce climat tendu, la situation de l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal, détenu en Algérie depuis la mi-novembre, est venue accentuer les crispations.
Pourtant, sur le terrain, les faits démentent les rumeurs alarmistes. Devant le consulat d’Algérie à Marseille, situé rue Paradis, l’activité suit son cours habituel. « C’est une situation désagréable, mais ce n’est pas une fermeture », affirme un résident marseillais d’origine algérienne venu régulariser ses papiers. « Les gens ont besoin de faire leurs documents, et tout fonctionne comme avant. »
Au sein de la diaspora algérienne, on tente de relativiser la situation. « Il ne faut pas tout mélanger », prévient Kamal, un Franco-Algérien de 46 ans interrogé par Le Progrès. « Les tensions politiques concernent les gouvernements, pas les citoyens. Ici, à Marseille, on vit ensemble sans problème. » Pour lui, « le tapage médiatique » a joué un rôle clé dans l’ampleur prise par cette affaire. « Les chaînes d’info en continu tournent en boucle, mais dans la réalité, rien n’a changé. »
Contrairement à ce que certaines annonces laissaient entendre, la suspension de la coopération consulaire entre l’Algérie et certaines préfectures françaises ne signifie pas une fermeture des consulats. La mesure prise par Alger concerne uniquement la délivrance des laissez-passer consulaires, des documents nécessaires pour l’expulsion des ressortissants en situation irrégulière. Cette décision répond à ce que les autorités algériennes considèrent comme une multiplication des expulsions visant leurs ressortissants en France.
Lire également :
Air Algérie, enseignants, bétail, drogue, criquets : les décisions du conseil des ministres
Aéroport d’Alger : un père de famille condamné pour « une bague de 5 millions »
Aïd El-Fitr 2025, promotion de 40% : Air Algérie dévoile tous les détails