Algérie actualité – La corruption a pris des proportions titanesques sous le régime de l’ex-chef de l’État Abdelaziz Bouteflika en Algérie. La Cour des comptes vient en effet de mettre au jour une série de nouveaux scandales, qui ont notamment touché la présidence de la République ainsi que de nombreux ministères.

Selon le quotidien arabophone Ennahar, qui cite un rapport de la Cour des comptes, des scandales de corruption en effet touché plusieurs institutions de l’État sous le règne de Bouteflike en Algérie. Ces scandales concernent notamment une soixantaine d’opérations de rénovation au sein de la présidence de la République. Ces opérations, d’un coût total estimé à plus de 45 milliards de dinars, n’ont jamais été entreprises, indique le même média. Toujours selon la même source, la présidence de la République aurait dépensé à l’époque un montant de 24.7 milliards de dinars sur ce projet, qui reste inachevé à ce jour.

La corruption sous le régime de Bouteflika a également touché plusieurs ministères en Algérie. Selon le média sus-cité, c’est notamment le cas du ministère de la solidarité nationale. Cette institution aurait ainsi dépensé, depuis 2008, un total de 14 milliards de centimes pour un projet d’étude qui n’a été achevé qu’à 0,88%. Le ministère de la communication n’est également pas en reste. Selon la même source, le département actuellement dirigé par Ammar Belhimer aurait également dépensé plus de 16,5 milliards de dinars dans le cadre de l’acquisition d’équipement, sans que le projet soit achevé.

Corruption sous Bouteflika en Algérie : des milliards de dollars transférés à l’étranger

Par ailleurs, rappelons que l’Association algérienne de lutte contre la corruption (AACC) a récemment révélé les montants colossaux transférés à l’étranger sous le règne d’Abdelaziz Bouteflika. Selon la même source, ces montants s’élèveraient ainsi à 600 milliards de dollars. Les anciens responsable de l’Algérie auraient déposé ces sommes dans plusieurs pays étrangers, notamment en France. Ils auraient également acquis plusieurs biens immobiliers avec cet argent.

Pour le moment, les autorités algériennes, qui ont fait part de leur volonté de récupérer cet argent, n’ont pas encore entrepris de démarche dans ce sens. Outre la récupération de ces fonds, une demande pour leur gel est également envisageable. Cette solution pourrait en effet empêcher les anciens responsables en fuite à l’étranger de dilapider ces fonds, ou de les transférer dans des pays non signataires des conventions internationales de lutte contre la corruption.

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