Le ministère des Affaires religieuses a annoncé ce dimanche soir les repères officiels pour la fin du mois de Chaâbane et le début du Ramadan 2026. Selon le communiqué publié par les autorités, « le premier jour du mois de Chaâbane de l’année hégirienne 1447 correspondra au mardi 20 janvier 2026 ». Cette annonce permet de planifier la nuit du doute, moment crucial pour tous les fidèles musulmans. Elle « est fixée au mardi 17 février 2026, correspondant au 29 Chaâbane 1447 », précise le communiqué.
La nuit du doute, appelée aussi Laylat al-Shakk, consiste à observer le croissant lunaire pour confirmer officiellement le début du mois sacré de Ramadan. Traditionnellement, cette observation est réalisée par des commissions religieuses composées de savants et d’experts en astronomie islamique, chargées de vérifier l’apparition du croissant et de déterminer le premier jour du jeûne. Comme le souligne le ministère : « Comme de tradition, les autorités religieuses procéderont à l’observation du croissant lunaire afin de déterminer officiellement le premier jour du mois de Ramadan 2026 ». La date exacte du début du jeûne n’est donc annoncée officiellement qu’au cours de la nuit, une fois l’observation validée.
Le Ramadan revêt une signification spirituelle, sociale et culturelle majeure. Pour les musulmans, il s’agit d’un mois de jeûne, de prière, de réflexion et de purification. L’abstinence de nourriture, de boisson et de comportements nuisibles de l’aube au coucher du soleil est un acte de discipline personnelle et de rapprochement avec Dieu. Mais le Ramadan est aussi un moment de solidarité et de partage. Les familles se réunissent pour le ftour, le repas de rupture du jeûne, tandis que les mosquées organisent des prières nocturnes, appelées Tarawih. De nombreuses initiatives de charité se multiplient pour aider les plus démunis, faisant du Ramadan un mois de générosité et de cohésion sociale.
En Algérie, la nuit du doute est un événement suivi avec attention par l’ensemble de la population. Elle marque le lancement des préparatifs pour le mois sacré, tant sur le plan religieux que social et économique. Les familles s’organisent pour les repas et les prières, les commerçants adaptent leurs horaires et l’administration ajuste certains services pour accompagner le rythme des fidèles. Cette anticipation permet de concilier obligations religieuses et vie quotidienne tout en respectant les traditions.
Le Ramadan constitue également un temps de réflexion et de renforcement des liens communautaires. La pratique du jeûne et la participation aux activités religieuses et sociales favorisent le respect des valeurs humaines et spirituelles, la patience, la discipline et l’attention portée aux autres. L’observation du croissant lunaire la nuit symbolise à la fois la connexion entre le ciel et la terre et l’importance de l’observation et de la régularité dans la vie religieuse.
Avec la nuit du doute fixée au mardi 17 février 2026, les fidèles disposent de repères précis pour s’organiser et respecter les rites du mois sacré, dont le premier jour sera donc le 18 ou le 19 février 2026. La publication officielle des dates et la coordination des autorités religieuses permettent également aux médias et aux institutions de préparer des programmes éducatifs et spirituels, afin d’accompagner les musulmans tout au long du Ramadan.
Ainsi, la nuit du doute et l’annonce officielle nocturne ne sont pas de simples formalités calendaires : elles incarnent une tradition religieuse millénaire, un moment d’unité et de préparation pour le mois de Ramadan. Pour les Algériens, le Ramadan 2026 s’annonce comme un temps de spiritualité, de rassemblement et de partage, renforçant la foi et les liens sociaux dans l’ensemble de la société.