Des habitants d’Alger suscitent l’indignation

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Un bus de l’entreprise de transport urbain et suburbain d’Alger et sa banlieue, « Etusa », a été caillassé. Les habitants d’Alger ayant fait ceci ont suscité l’indignation. Dans un communiqué publié sur sa page Facebook, l’entreprise « Etusa » a précisé qu’un bus assurant la ligne 701 entre les stations Chévalley et Zéralda a été la cible de jets de pierres, précisément au niveau de l’arrêt Brija.

L’entreprise a souligné que le bus transportait des passagers lorsque des adolescents l’ont attaqué à coups de pierres, causant d’importants dégâts à ses vitres. Dans son communiqué, « Etusa » a appelé les parents à sensibiliser leurs enfants afin de lutter contre ces comportements et de limiter les actes de vandalisme.

L’événement a immédiatement suscité une vague de réactions sur les réseaux sociaux et au sein de la population algéroise. De nombreux internautes ont exprimé leur indignation face à ce nouvel acte de vandalisme visant un moyen de transport essentiel pour des milliers d’habitants de la capitale. Plusieurs voix se sont élevées pour dénoncer un problème récurrent qui met en péril la sécurité des passagers et aggrave les difficultés du transport en commun.

Les témoignages des usagers présents dans le bus au moment des faits illustrent la peur et l’incompréhension qui ont suivi cette attaque. « Tout s’est passé en quelques secondes. J’ai entendu un bruit sourd, puis une vitre s’est brisée en éclats. Les passagers ont crié et certains ont tenté de se protéger instinctivement », raconte un homme qui prenait ce bus pour rentrer chez lui après le travail. D’autres voyageurs soulignent l’absence de réaction rapide des autorités, estimant que ces actes ne devraient pas rester impunis.

Cet incident n’est malheureusement pas un cas isolé. Ces dernières années, plusieurs bus de l’Etusa ont été pris pour cibles par des jeunes qui s’amusent à caillasser les véhicules en circulation. Les conséquences sont souvent graves, non seulement pour les bus qui subissent des dégâts matériels coûteux, mais aussi pour les passagers qui risquent d’être blessés. Certains dénoncent une forme de délinquance juvénile qui se développe dans certains quartiers, tandis que d’autres y voient un problème plus large lié au manque d’encadrement et à l’éducation.

L’attaque a aussi des conséquences économiques. Chaque réparation coûte cher à l’Etusa, qui doit régulièrement remplacer des vitres brisées et renforcer la sécurité sur certaines lignes. À long terme, ces actes de vandalisme peuvent entraîner une dégradation du service et une réduction du nombre de bus en circulation, ce qui pénaliserait encore plus les usagers. « Nous faisons de notre mieux pour assurer un service de qualité, mais ces comportements irresponsables compliquent notre mission », explique un employé de l’Etusa.

Certains citoyens appellent à des mesures plus strictes pour mettre fin à ces attaques contre les bus de transport public. Certains suggèrent d’installer des caméras de surveillance à bord des véhicules afin d’identifier les auteurs et de faciliter les poursuites judiciaires. D’autres estiment que la présence accrue de policiers aux abords des arrêts sensibles pourrait dissuader ces comportements. Cependant, ces solutions nécessitent des moyens financiers et logistiques qui ne sont pas toujours disponibles.

Au-delà des solutions répressives, l’accent est mis sur la sensibilisation et l’éducation. L’appel lancé par l’Etusa aux parents est un signal d’alarme sur l’importance d’un encadrement parental plus strict. De nombreux spécialistes s’accordent à dire que ces comportements sont souvent le résultat d’un manque de repères et d’un certain désœuvrement. Encourager les jeunes à adopter un comportement respectueux des biens publics et à prendre conscience des conséquences de leurs actes est essentiel pour endiguer ce phénomène.

Alors que l’Etusa tente de gérer cette situation délicate, la population d’Alger reste partagée entre colère et impuissance. Certains se résignent face à une insécurité qui semble s’installer durablement dans certains quartiers, tandis que d’autres refusent d’accepter cette réalité et exigent des actions concrètes de la part des autorités. Quoi qu’il en soit, cet acte de vandalisme vient rappeler une nouvelle fois la fragilité des services publics face à une minorité qui, par des gestes irresponsables, nuit à l’ensemble de la communauté.

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