Des véhicules américains bientôt fabriqués en Algérie ?

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L’Algérie franchit une nouvelle étape dans son ambition de développer une industrie automobile locale compétitive. La société américaine « Austroid », propriétaire de la marque ENC, spécialisée dans la fabrication de bus et de camions, a exprimé son intention d’investir en Algérie afin d’y implanter une usine de production de véhicules américains. Cette annonce marque un tournant dans le secteur industriel algérien, qui cherche à attirer des investisseurs étrangers et à diversifier son économie.

Lors d’une rencontre officielle tenue hier, le ministre de l’Industrie, Sifi Ghrieb, a reçu une délégation de la société Austroid. Selon un communiqué du ministère, les représentants de la marque ont salué les réformes engagées par l’Algérie en matière d’investissement et ont souligné que le climat économique actuel leur semblait propice à l’implantation d’un projet industriel à grande échelle, afin de produire des véhicules américains. Ils ont notamment mis en avant la simplification des procédures administratives et l’amélioration des infrastructures comme des facteurs déterminants dans leur décision de s’installer dans le pays.

Au cours des discussions, le ministre Sifi Ghrieb a insisté sur l’importance d’une intégration locale forte dans le projet. Il a rappelé que l’Algérie dispose déjà d’un réseau de fabricants de pièces détachées et d’équipements industriels qui pourraient être mis à contribution pour maximiser la production locale et réduire la dépendance aux importations. Il a également souligné la nécessité d’accompagner ces fabricants afin qu’ils répondent aux standards internationaux en matière de qualité et de conformité.

Dans ce cadre, le gouvernement algérien encourage depuis plusieurs années le développement d’un tissu industriel national capable de fournir des composants automobiles. Cette stratégie vise à limiter le déficit commercial lié aux importations de véhicules et à créer des milliers d’emplois dans le pays. En attirant des marques comme ENC, l’Algérie espère également renforcer son positionnement en tant que hub régional pour la production et l’exportation de véhicules vers d’autres marchés africains et du Moyen-Orient.

Les représentants d’Austroid ont, de leur côté, exprimé leur engagement à respecter les exigences fixées par l’État algérien. Ils ont affirmé que leur objectif était de mettre en place une production qualitative, conforme aux attentes des autorités locales et aux besoins du marché. Selon eux, cette implantation pourrait non seulement répondre à la demande nationale en bus et camions, mais aussi ouvrir des perspectives d’exportation vers d’autres pays.

Le ministre de l’Industrie a conclu la rencontre en invitant les dirigeants de la société à accélérer les démarches administratives nécessaires au lancement du projet. Il a rappelé que le gouvernement algérien restait à l’écoute des investisseurs et que toutes les facilités seraient mises en place pour accompagner ce type d’initiatives. « Les portes du ministère restent ouvertes à tous les fabricants qui souhaitent contribuer au développement du secteur industriel en Algérie », a-t-il déclaré.

Si ce projet aboutit, il pourrait marquer un tournant dans l’histoire industrielle de l’Algérie en permettant au pays de produire des véhicules sous une marque américaine pour la première fois. Reste à voir si cette collaboration se concrétisera rapidement et dans quelles proportions elle influencera le marché automobile local.

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