L’ancien président de la JS Kabylie, Cherif Mellal, a vu sa condamnation confirmée par la justice algérienne. La chambre pénale de la Cour d’Alger a maintenu la peine prononcée par le pôle économique et financier du tribunal de Sidi M’hamed, le condamnant ainsi à quatre ans de prison ferme. Son frère, quant à lui, a écopé d’une peine encore plus lourde, avec dix ans de prison ferme et une amende de 224 millions de dinars algériens, accompagnée d’un mandat d’arrêt.
Cette affaire trouve son origine dans des accusations de grande envergure liées à des infractions à la législation sur les mouvements de capitaux, ainsi qu’à des pratiques relevant du blanchiment d’argent. Selon les éléments du dossier, les accusés auraient procédé à des transactions illicites impliquant des sommes considérables. Les chefs d’accusation retenus contre eux s’inscrivent dans le cadre de la loi sur la lutte et la prévention contre la corruption, une législation stricte visant à endiguer la criminalité financière et à assurer la transparence des flux financiers.
D’après les autorités judiciaires, Cherif Mellal a enfreint la réglementation encadrant les transferts de fonds vers l’étranger, une violation sévèrement punie en raison des risques de fraude et d’évasion de capitaux qu’elle implique. Le verdict s’appuie également sur des accusations de dissimulation et de maquillage de la véritable origine de certains actifs, ces derniers étant soupçonnés de provenir d’activités illicites. Les enquêteurs estiment que ces opérations ont été facilitées par des moyens professionnels sophistiqués, ce qui a renforcé la sévérité de la peine prononcée.
Depuis son départ de la présidence de la JSK, Cherif Mellal est resté une figure controversée, notamment en raison des tensions qu’il a suscitées au sein du club kabyle et des polémiques liées à sa gestion. Son nom a souvent été cité dans des affaires administratives litigieuses, mais cette condamnation marque un tournant décisif dans son parcours. Son frère, en revanche, était moins exposé médiatiquement, mais son implication dans cette affaire montre l’ampleur du réseau qui aurait été mis en place pour ces transactions douteuses.
Le camp de la défense a déjà laissé entendre qu’un recours pourrait être envisagé afin d’obtenir une révision du verdict. De leur côté, les autorités insistent sur la nécessité de maintenir un cadre strict pour lutter contre les détournements et préserver l’intégrité financière du pays.
Cette condamnation s’inscrit dans un contexte plus large où plusieurs figures influentes du milieu des affaires et du sport ont été épinglées par la justice. L’État algérien multiplie les initiatives pour renforcer le contrôle des transactions financières et réduire l’impact des pratiques illicites sur l’économie nationale. En attendant une éventuelle évolution du dossier, l’affaire Cherif Mellal reste un exemple emblématique des efforts entrepris pour assainir le secteur économique et dissuader toute tentative de contournement des lois en vigueur.
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