Pour les voyageurs algériens et les membres de la diaspora installés aux Émirats arabes unis, un détail administratif peut rapidement se transformer en casse-tête : la date d’expiration du visa. Jusqu’ici, comprendre le montant exact de l’amende en cas de dépassement relevait parfois du parcours du combattant. Désormais, les autorités émiraties ont décidé de simplifier la règle du jeu.
Depuis cette semaine, toute personne qui reste sur le territoire après l’expiration ou l’annulation de son visa devra s’acquitter d’un montant unique : 50 dirhams émiratis par jour de retard, soit environ 13,60 dollars. Peu importe qu’il s’agisse d’un visa touristique, d’un visa de visite ou d’un titre de résidence annulé. Le tarif est désormais le même pour tous.
Pourquoi ce changement ? Officiellement, il s’agit de mettre fin à la confusion. Auparavant, chaque type de visa était soumis à un barème différent. Certains voyageurs découvraient le montant exact de leur pénalité au moment du départ, parfois avec surprise. Cette harmonisation vise donc à rendre le système plus lisible et plus prévisible.
Mais si la règle est plus simple, elle n’est pas plus souple. Les autorités émiraties rappellent qu’un dépassement, même de quelques jours, entraîne automatiquement une pénalité financière. Et surtout, ignorer cette amende peut avoir des conséquences immédiates.
Aujourd’hui, plusieurs moyens permettent de régulariser sa situation avant de se présenter à l’aéroport. La première option consiste à passer par la plateforme en ligne de l’Autorité fédérale pour l’identité, la citoyenneté, les douanes et la sécurité portuaire (ICP). En quelques clics, il est possible de vérifier son statut et de payer le montant dû.
À Dubaï, d’autres solutions existent. Le portail numérique de la GDRFA permet de consulter les éventuelles pénalités. Ceux qui préfèrent un contact direct peuvent se rendre dans un centre « Amer », ces guichets multiservices dédiés aux démarches liées aux visas et à la résidence. Sur place, les agents fournissent un relevé en temps réel et le paiement peut s’effectuer par carte bancaire.
Il reste également l’option des guichets d’immigration dans les aéroports et aux frontières terrestres. Cependant, cette solution est loin d’être la plus rassurante. Les autorités ont clairement averti que les voyageurs arrivant avec des amendes impayées pourraient être bloqués avant l’embarquement. Autrement dit, attendre le dernier moment peut compromettre un vol et bouleverser tout un programme de voyage.
Pour les Algériens installés dans le Golfe, cette réforme impose une vigilance accrue. Entre renouvellements de contrat, changements de sponsor ou modifications de statut, les délais administratifs peuvent parfois glisser. Désormais, chaque jour compte, au sens littéral du terme.
Les touristes ne sont pas en reste. Un séjour prolongé pour raisons familiales ou professionnelles, sans extension officielle du visa, entraîne la même sanction. Avec le nouveau système, le calcul est transparent : nombre de jours dépassés multiplié par 50 dirhams.
Derrière cette mesure, les Émirats arabes unis poursuivent une logique claire : moderniser la gestion des flux migratoires tout en maintenant une discipline stricte. L’élargissement des moyens de paiement numériques montre une volonté de fluidifier les démarches, mais la fermeté reste de mise.
Le message est simple : vérifier son visa avant qu’il ne soit trop tard. Dans un pays où les règles administratives sont appliquées avec rigueur, l’oubli ou la négligence ne constituent pas des excuses.
Pour la diaspora algérienne comme pour les voyageurs de passage, cette nouvelle grille tarifaire présente au moins un avantage : elle élimine les zones d’ombre. Un tarif unique, une règle claire, des canaux de paiement accessibles. Mais une certitude demeure : aux Émirats, mieux vaut régler ses amendes avant de poser le pied à l’aéroport.