Depuis quelques semaines, la ville d’Arras, dans le Pas-de-Calais, a mis en place un dispositif innovant pour lutter contre les dépôts sauvages d’ordures. Des haut-parleurs installés au-dessus de certaines poubelles diffusent un message d’avertissement dès qu’un contrevenant est détecté par les caméras de vidéosurveillance. La voix robotique de la police municipale rappelle alors l’interdiction de déposer des déchets en dehors des conteneurs et informe sur l’amende encourue par les habitants de cette ville de France, y compris les Algériens, qui peut atteindre 285 euros.
Ce nouveau système a été introduit dans le cadre d’un plan de lutte contre les incivilités lancé en 2023 par la municipalité d’Arras. La ville fait face à un problème récurrent de dépôts d’ordures anarchiques, ce qui nuit à l’image du centre-ville et engendre des coûts élevés pour la collectivité. Chaque année, les incivilités en tout genre représentent une dépense de 1,5 million d’euros pour la commune.
Deux sites stratégiques du centre-ville ont été identifiés pour cette expérimentation, là où la problématique des dépôts sauvages est particulièrement marquée. Des équipes de la police municipale, composées de sept agents travaillant en rotation sept jours sur sept, surveillent ces points sensibles depuis un centre opérationnel dédié. Grâce aux caméras, ils peuvent intervenir immédiatement en activant les haut-parleurs lorsque quelqu’un dépose un déchet hors des conteneurs prévus à cet effet.
Les premiers résultats sont encourageants. Selon Arnaud Huysseune, chef de service à la police municipale d’Arras, environ une centaine de messages d’avertissement ont été déclenchés depuis le lancement du dispositif. Dans la moitié des cas, les contrevenants ont immédiatement repris leurs déchets ou les ont jetés correctement après l’alerte sonore. Une dizaine de verbalisations ont tout de même été dressées, signe que certains continuent de braver les règles malgré les avertissements.
Xavier Dewalle, directeur général des services techniques de la ville d’Arras, explique à BFM que le phénomène des dépôts sauvages était devenu un problème quotidien. « On a constaté la présence très régulière, quasiment quotidienne, de dépôts sauvages », souligne-t-il. Ce nouveau dispositif s’inscrit donc dans une démarche plus large visant à renforcer la propreté et l’attractivité du centre-ville. La municipalité espère ainsi responsabiliser les habitants et réduire les coûts liés à la gestion des déchets abandonnés.
L’efficacité du dispositif sera évaluée dans les prochains mois pour décider d’une éventuelle généralisation à d’autres quartiers. Si les résultats sont concluants, cette méthode pourrait inspirer d’autres villes confrontées aux mêmes défis en matière de propreté urbaine.
Les résidents et commerçants d’Arras observent cette initiative avec attention. Certains saluent un moyen dissuasif efficace, tandis que d’autres s’interrogent sur l’impact réel à long terme. Une chose est certaine : les haut-parleurs de la police municipale ne manqueront pas de surprendre ceux qui tenteront encore de contourner les règles. Avec une amende pouvant atteindre 285 euros, les résidents de ladite ville, dont les Algériens de France, devraient réfléchir deux fois avant de déposer leurs déchets n’importe où.
Lire également :
Boualem Sansal : la Grande Mosquée de Paris intervient et lance un appel à Tebboune
Algériens, Paris : c’est acté, les amendes vont devenir plus salées
Bagages, Air Algérie : les passagers reçoivent une mise en garde