Voyages et immigration – Membre du parti de l’extrême droite française le Rassemblement National et candidate aux présidentielles de 2022 en France, Marine le Pen s’est exprimée à propos de la crise politique entre l’Algérie et la France et attaque une nouvelle fois le pays nord africain.

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Il faut dire que les relations entre les deux pays de la méditerrané se sont dégradées ces derniers jours à cause d’une décision prise par le gouvernement français. En effet, ce dernier a annoncé la réduction du nombre de visas accordés aux Algériens d’un taux de 50%, de même pour le Maroc et de 30% pour la Tunisie. Pour justifier ladite décision, la France a mentionné le refus de ces pays d’accorder des laissez passer consulaires à leurs citoyens expulsés par la justice française pour plusieurs raisons.

Cette décision n’a pas été au goût de l’Algérie qui a convoqué l’ambassadeur de France pour souligner son opposition face à ce choix qu’elle considère unilatérale. Les tensions ne se sont pas apaisées après les déclarations du président français Emmanuel Macron jeudi dernier et la réponse du gouvernement algérien l’accusant d’ingérence dans les affaires internes de l’Algérie, et fermant l’espace aérien aux avions militaires français qui se rendaient au Mali.

Le mardi 05 octobre, le président français a tenu à apaiser les tensions en affirmant avoir « le plus grand respect pour le peuple algérien » et entretenir « des relations vraiment cordiales avec le président Tebboune ». « Mon souhait, c’est qu’il y ait un apaisement parce que je pense que c’est mieux de se parler, d’avancer » a-t-il déclaré à France Inter.

Marine le Pen attaque l’Algérie au sujet de sa crise avec la France

Candidate à l’élection présidentielle de 2022, Marine le Pen a apporté sa vision sur la crise entre la France et l’Algérie qui a atteint des proportions inattendues. Elle résume la situation en mentionnant que l’Algérie « a rappelé son ambassadeur et refuse désormais le survol de nos avions engagés au Mali ». Elle juge que cette dernière décision est « grave pour la sécurité de nos pays respectifs et de l’Afrique », qu’elle « n’est pas acceptable et la France doit s’exprimer à ce propos ». Selon elle, la France « doit tenir un langage très clair et très ferme » car le pouvoir algérien « croit que la France est un débiteur éternel, un partenaire que l’on peut tancer à longueur de temps ».

Elle estime que la décision de la réduction du nombre des visas accordés à l’Algérie a été prise par Emmanuel Macron « sous la pression du calendrier électoral » après avoir « glorifié le régime algérien et pris le parti d’accabler la France par une injuste et inadmissible repentance ». « Cette mesure n’avait que trop tardé et elle est bien insuffisante quand on connait l’ampleur de l’immigration algérienne et les problèmes grave de communautarisme qu’elle entraine chez nous » avait-elle ajouté.

« D’abord, il n’y a aucune raison pour que l’Algérie dont la population dans sa quasi-intégralité est née après l’indépendance bénéficie encore des énormes facilités d’octroi de visas (…) Les accords permettant les facilités des visas doivent être abrogés, les visas avec l’Algérie ne doivent plus être accordés tant que l’Algérie ne rapatrie pas chez elle ses ressortissants indésirables chez nous. C’est à la France de définir qui entre chez elle et qui doit en sortir » a-t-elle conclu.

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