À Grenoble, une ville du sud-est de la France, la polémique sur le port du burkini est de retour. La question vient d’être relancée en prévision du prochain conseil municipal, prévue le 16 mai. Les opposants de droite et d’extrême-droite reviennent, en effet, à la charge.

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Parmi les questions qui seront abordées lors de ce conseil municipal, le règlement des piscines et donc l’autorisation ou non du burkini pour les femmes musulmanes. Mardi, le maire écologiste de Grenoble a confirmé que le projet est maintenu. La municipalité veut lever l’interdiction qui frappe le burkini dans les piscines de la ville.

Le texte de ce règlement vise, entre autres, « à lever tous les interdits en vigueur depuis 2012, y compris le port du burkini dans les bassins », a-t-il expliqué au journal 20 Minutes.

En réaction, une pétition contre l’autorisation de ce maillot couvrant vient d’être lancée par le Grenoblois Henri Touati, créateur du festival des Arts du Récit. La pétition rassemble déjà 1.500 signatures, rapporte ce mercredi 4 mai France Bleu.

Burkini en piscine : le maire de Grenoble s’explique

Pour sa part, le maire de Grenoble, Éric Piolle, explique que la proposition du nouveau règlement des piscines, qui « enlève les interdits étranges », est une question « d’égalité d’accès au service public ».

En effet, il explique qu’après l’entrée en vigueur du nouveau règlement, « vous pourrez venir vous baigner dans les piscines de Grenoble seins nus, avec un maillot couvrant pour se protéger du soleil, ou un maillot couvrant pour d’autres raisons ».

En réponse, Henri Touati affirme que les propos du maire de Grenoble visent plutôt à « détourner de la question de la liberté, de la libération des femmes ». D’ailleurs, il ajoute « qu’on ne peut pas s’inscrire dans ce débat-là sans remonter à la source de ce qu’est le voile et ce qu’il porte comme idéologie ».

Source : Visa Algérie

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