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Deux femmes voilées ont porté plainte le 21 avril dernier pour violences policières en France. Les plaignantes affirment avoir été frappées à plusieurs reprises sur le pont de Clichy (Hauts-de-Seine) par trois policiers. Ces derniers se sont également manifestés en déposant plainte pour « outrage » et « violences » contre les deux femmes.

L’affaire remonte au 14 avril 2021, lorsque deux jeunes filles voilées âgées de 23 et 24 ans affirment avoir été victimes d’agression de la part de trois policiers sur le Ponte de Clichy dans les Hauts-de-Seine. Dans leur plainte déposée le 21 avril contre X, dont des extraits ont été divulgués par l’AFP, les deux filles affirment qu’elles traversaient à un passage piéton lorsqu’une voiture de police a « activé ses gyrophares pour forcer le passage et a brusquement freiné au milieu de la voie en arrivant à leur niveau ».

Un policier est alors sorti de la voiture « pour les contrôler et a asséné plusieurs gifles » à l’une d’entre elles, qui aurait aussi subi un « plaquage ventral ». Cette dernière « perdait l’équilibre et était systématiquement relevée par le policier avant de recevoir la gifle suivante ». Deux autres policiers sont accusés d’avoir « frappé au niveau du dos et de la poitrine » la seconde jeune femme, et de l’avoir insultée avant qu’elle ne « perde connaissance ».

Les policiers ont également déposé plainte pour « outrage » et « violence » contre les deux filles voilées

Les trois policiers ont été les premiers à porter plainte, le 16 avril, soit deux jours après les faits. Selon leur récit, les deux filles « ont traversé la route alors que la patrouille de policiers avait actionné les avertisseurs sonores et lumineux, pour contrôler un véhicule en infraction », rapporte dans un tweet la préfecture de police. « Malgré l’urgence, deux femmes ont traversé la route, outrageant les policiers et se sont soustraites au contrôle au milieu d’une foule qui s’interposait », ajoute la même source.

Cette affaire, qui a fait la Une des médias et dont la vidéo a été largement partagée sur les réseaux sociaux, a fini par atterrir au niveau de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN). Cette dernière a été saisie pour enquêter sur les plaintes de deux femmes, rapporte l’AFP.  « Mes clientes sont soulagées de cette enquête préliminaire confiée à l’IGPN », a indiqué Nabil Boudi, l’avocat des deux filles voilées. Il « salue la célérité avec laquelle le parquet s’est saisi de la plainte », mais « regrette que le caractère raciste et islamophobe n’ait pas été retenu ».

Source : Observalgerie

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