Jeunes talents algériens– Entre célébrité et négociation de contrats, Hakim Chouchane aide et oriente les plus grands influenceurs et artistes algériens ! Découvrez le portrait du premier Manager en Algérie, dans cet entretien accordé à DNAlgérie.

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DNAlgérie : En quoi consiste au juste votre métier de manager, et pourquoi l’avez-vous choisi ?

Hakim Chouchane : Je ne suis pas manager de profession, je suis responsable en finances et comptabilité dans une société. Donc, on peut dire que le management constitue mon 2ème job. Je tiens à vous préciser que, mon début était avec un jeune influenceur que j’avais lancé, puis j’ai vu que c’était un métier qui me passionnait et que je me débrouillais bien vu mon expérience en gestion, j’ai enchainé en encadrant plusieurs influenceurs et artistes, que j’ai réussi à propulser au-devant de la scène médiatique. Concrètement, en tant que manager, je gère l’image, la production, les négociations avec les entreprises, et la vente des concepts et produits aux différentes boites de productions et marques. Je fais de mon mieux pour donner plus de visibilité aux artistes et influenceurs. Mais aussi, je fais en sorte de gérer de la meilleure des manières des situations délicates induites par des Bad Buzz. Ce n’est pas une tâche aisée, mais on y arrive !

Quels sont les qualités requises pour être un bon agent d’artistes et d’influenceurs ?

Un bon agent d’artistes doit surtout avoir un bon relationnel et être un bon communicant. Outre cela, il devrait avoir en sa possession un bon carnet d’adresses. Et pour être franc avec vous, ma formation en sciences de gestion et en marketing m’a beaucoup aidé dans la gestion financière du budget des différents projets. De plus, elle m’a permis d’acquérir le sens de négociation et de l’orientation. Ces deux dernières font partie des qualités requises pour ce métier si sensible. Il faudrait également savoir prendre les décisions qui s’imposent.

Quels sont, selon vous, les avantages et inconvénients de ce métier ?

Le principal avantage c’est le fait d’avoir plus de visibilité et disons aussi un peu plus de moyens. Par ailleurs, je dirai que le seul inconvénient c’est le fait d’avoir souvent un planning surchargé.

Quel influenceur préfère le plus Hakim Chouchane dans ce métier ?

Je suis comme un père pour les artistes et les influenceurs, qui sont sous ma houlette. Donc, je ne peux en aucun cas préférer l’un d’eux par rapport à d’autres. Je fais en sorte de créer une sorte de complicité et une entente entre eux. Pour l’anecdote, vous avez bien pu voir que, lors de la publication du court métrage Dzombie, tous les influenceurs ont relayé la vidéo, ce qui fait vraiment plaisir !

Comment faites-vous pour découvrir de nouveaux influenceurs et artistes ?

 Sincèrement, j’ai un panel d’artistes et d’influenceurs que j’encadre, cela me demande beaucoup d’énergie et de temps. Ainsi, je ne peux pas prendre sous mon aile de nouveaux talents. Néanmoins, je tiens à vous dire que je prodigue des conseils à certains jeunes, sans être leur Manager. J’essaie également de les orienter vers des collègues Managers, afin qu’ils puissent atteindre leurs objectifs.

Quels sont les types de partenariats qui sont les plus demandés par les marques en Algérie ?

Pour que les marques aient plus de visibilité en Algérie, elles nous font appel afin d’améliorer leurs images, par le biais des influenceurs et des artistes. Et pour cela, ce sont surtout les jeux concours organisés qui attirent le maximum de followers.

Comment voyez-vous l’avenir du marketing d’influence en Algérie ?

Le Marketing d’influence devrait être encadré, afin d’éviter tout types de dépassements, ou toute concurrence déloyale. Il faudrait savoir que, grâce à l’essor des réseaux sociaux en Algérie, il y’a de plus en plus de marques qui se rabattent sur le digital que sur les chaines de télévision. Par conséquent, ce serait bien de réglementer ce métier.

On vous laisse le soin de conclure cet entretien

Pour conclure, je dirais qu’il faudrait donner la chance aux jeunes, au lieu d’octroyer des budgets colossaux pour réaliser des publicités classiques. Le meilleur exemple que je puisse vous citer c’est le court métrage Dzombie, réalisé par Mourad Oudia et Arkam. Bien que, la somme allouée n’était pas conséquente, la vidéo publiée sur Youtube a défrayé la chronique en Algérie. Le fait de comparer ce travail avec de grosses productions telles que Kaamelott qui a été diffusée sur M6, prouve que nous avons franchi un cap. Le meilleur reste à venir !

J’ai également un message à adresser aux jeunes talentueux, croyez en vous et allez de l’avant. Il ne faut surtout pas baisser les bras au premier échec !

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