Importation de véhicules de moins de 5 ans en Algérie : voici les règles

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L’année 2026 marque un tournant important pour les Algériens établis à l’étranger, notamment en ce qui concerne l’importation de véhicules vers l’Algérie. Longtemps attendue, parfois mal comprise et souvent entourée de rumeurs, la réforme liée au certificat de changement de résidence (CCR) entre désormais dans une nouvelle phase, avec des règles plus claires mais aussi plus strictes. Depuis le 1er janvier 2026, la nouvelle Loi de finances est officiellement entrée en vigueur et elle apporte un changement majeur : la possibilité, pour une partie de la diaspora, d’importer non seulement des véhicules neufs, mais aussi des véhicules d’occasion de moins de cinq ans dans le cadre du CCR.

Cette évolution répond à une demande insistante des Algériens de l’étranger, confrontés depuis plusieurs années à des restrictions sévères et à un marché automobile national sous tension. Jusqu’à présent, le CCR permettait essentiellement l’importation de véhicules neufs, ce qui limitait fortement les choix et rendait l’opération coûteuse pour de nombreuses familles. Désormais, le champ s’élargit, mais il ne s’adresse pas à tout le monde et obéit à des conditions précises.

Le premier point fondamental concerne les bénéficiaires. La réforme vise exclusivement les Algériens de la diaspora qui n’ont jamais utilisé le CCR auparavant. Autrement dit, il s’agit d’un droit unique, valable une seule fois dans une vie. Toute personne ayant déjà importé un véhicule via ce dispositif, par le passé, est automatiquement exclue de cette nouvelle mesure. À cela s’ajoutent deux conditions essentielles : être immatriculé auprès d’un consulat algérien à l’étranger et justifier d’au moins trois années de séjour régulier et ininterrompu hors d’Algérie. Ces critères visent à s’assurer que le CCR bénéficie réellement aux membres de la diaspora durablement installés à l’étranger, et non à des situations opportunistes.

Le type de véhicules autorisés constitue un autre élément central de la réforme. Désormais, seuls les véhicules essence, hybrides ou entièrement électriques sont admis dans le cadre du CCR, qu’ils soient neufs ou d’occasion de moins de cinq ans. Les véhicules diesel sont clairement exclus de ce dispositif. Cette exclusion marque une rupture nette avec les pratiques précédentes, puisque les véhicules diesel neufs étaient auparavant acceptés via le CCR. En 2026, cette porte est définitivement fermée. Le message est clair : tenter d’importer un diesel via le CCR revient à perdre ce droit sans bénéficier des avantages fiscaux, une erreur lourde de conséquences pour les intéressés.

Il reste toutefois possible d’importer un véhicule diesel par une procédure d’importation individuelle classique, en dehors du CCR. Mais cette option implique le paiement de droits de douane élevés, pouvant atteindre environ 40 % de la valeur du véhicule. Une charge financière importante qui explique pourquoi les autorités insistent sur la prudence et la bonne compréhension des règles avant toute démarche.

La question de la puissance du moteur est également encadrée. Le seuil fixé est de 1,8 litre. Les véhicules dépassant cette cylindrée ne sont pas totalement interdits, mais ils entraînent un surcoût : la différence est calculée à partir de la base de 1,8 litre et doit être réglée par l’importateur. Cette règle vise à limiter l’importation de véhicules trop puissants tout en laissant une certaine flexibilité aux personnes disposant des moyens nécessaires.

Enfin, le principe fondamental du CCR reste inchangé sur un point crucial : un seul véhicule peut être importé dans toute une vie via ce dispositif. Même si un Algérien de l’étranger quitte de nouveau le territoire, se réinstalle à l’étranger et se réinscrit auprès d’un consulat, il ne pourra plus jamais bénéficier du CCR pour un second véhicule. La valeur maximale du véhicule importé, tous frais compris, est fixée à 10 millions de dinars algériens, soit environ 65 000 euros.