Importation en Algérie : une instruction ferme donnée par un ministère 

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Le Ministère de l’Industrie Pharmaceutique en Algérie a récemment émis une instruction stricte à l’attention des pharmaciens et des directeurs techniques des entreprises pharmaceutiques, qu’elles soient de fabrication ou d’importation. Cette instruction a été publiée par le ministère dans un communiqué officiel, ce samedi, et vise à renforcer le suivi de la disponibilité des produits pharmaceutiques sur le marché national. En effet, le ministère souligne l’importance de maintenir une traçabilité constante des programmes de fabrication et d’importation pour éviter toute pénurie de médicaments et assurer une continuité dans l’approvisionnement du marché.

Selon le communiqué, cette directive se base sur les mesures prises par le Ministère de l’Industrie Pharmaceutique pour contrôler et suivre de près l’approvisionnement en produits pharmaceutiques en Algérie. Il est désormais impératif que toutes les entreprises pharmaceutiques, qu’elles soient locales ou importatrices, informent systématiquement les services de la Direction de l’Économie Pharmaceutique de tout changement intervenant dans leurs programmes prévisionnels de fabrication et d’importation. Cette obligation de communication concerne tout type de modification, qu’il s’agisse de la quantité des produits ou des délais de livraison, et doit être accompagnée d’une justification détaillée des raisons de ces ajustements.

Dans le cadre de cette mesure, le Ministère de l’Industrie Pharmaceutique précise également qu’il existe une procédure formelle pour le dépôt des mises à jour des programmes. En effet, ces informations doivent être soumises via la plateforme numérique dédiée, accessible à l’adresse https://stock.miph.gov.dz, mais également en version papier signée et tamponnée, accompagnée d’un CD, directement à la Direction de l’Économie Pharmaceutique. Cette démarche vise à simplifier et accélérer le processus de mise à jour tout en assurant une parfaite transparence dans le suivi de l’importation et de la fabrication des médicaments en Algérie.

Une autre règle importante énoncée par le ministère concerne les délais. En effet, toute modification des programmes prévisionnels de fabrication et d’importation en Algérie doit être notifiée au moins trois mois avant la mise en œuvre de tout changement. Cette mesure préventive vise à garantir un approvisionnement stable et sans interruption des produits pharmaceutiques sur le marché, en évitant les ruptures de stocks et les déséquilibres qui pourraient affecter la disponibilité des médicaments dans le pays.

Le communiqué du ministère met donc l’accent sur la nécessité de maintenir une gestion rigoureuse des programmes de fabrication et d’importation, afin d’assurer la régularité de l’approvisionnement en médicaments. Cette initiative s’inscrit dans un contexte où la disponibilité des produits pharmaceutiques est un enjeu crucial pour la santé publique, particulièrement dans un pays comme l’Algérie, où les besoins en médicaments sont vastes et diversifiés.

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L’impact de cette instruction pourrait être significatif dans le secteur pharmaceutique algérien, en encourageant une meilleure organisation des entreprises pharmaceutiques et en renforçant le contrôle gouvernemental sur les flux de médicaments. Le ministère espère ainsi réduire les risques de pénurie et garantir que la population algérienne puisse accéder en permanence aux médicaments nécessaires à leur traitement.

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Cette démarche s’inscrit dans un cadre plus large de régulation de l’industrie pharmaceutique, où le gouvernement cherche à renforcer sa politique de gestion des importations et de la fabrication locale de médicaments. En exigeant une transparence totale des entreprises, le ministère entend mieux anticiper les besoins du marché et réduire les risques de rupture de stock, tout en maintenant un haut niveau de qualité et de sécurité des médicaments disponibles sur le marché.

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Les autorités algériennes espèrent que cette nouvelle politique de gestion des stocks et de communication transparente entre les acteurs de l’industrie pharmaceutique permettra d’éviter les crises d’approvisionnement qui ont par le passé affecté certains segments du marché des médicaments en Algérie. Si les mesures sont appliquées correctement, elles pourraient marquer un tournant dans la manière dont le pays gère l’approvisionnement en produits pharmaceutiques et, à terme, améliorer la qualité des soins dispensés aux Algériens.