Intoxication à la chawarma en Algérie : qu’en est-il ?

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Une intoxication alimentaire présumée a mobilisé les services sanitaires à Sidi Bel Abbès, après l’admission de 21 personnes au Centre hospitalo-universitaire (CHU) Abdelkader Hassani. Parmi les patients figuraient quatre enfants âgés de 4 à 11 ans. L’incident, survenu mercredi soir, a entraîné l’ouverture d’enquêtes et la fermeture administrative provisoire du restaurant concerné.

Selon les informations communiquées par le CHU, les premiers patients ont commencé à être admis aux urgences vers 19 heures. Au total, 17 adultes et quatre enfants, âgés de 4 à 55 ans, ont été pris en charge par les équipes médicales, notamment au niveau des services de pédiatrie et des maladies infectieuses.

Les personnes concernées présentaient plusieurs symptômes compatibles avec une intoxication alimentaire, notamment une forte fièvre, des douleurs abdominales, des diarrhées importantes et des vomissements répétés. Leur état a nécessité une prise en charge médicale rapide afin de traiter les manifestations observées et de surveiller leur évolution.

L’affaire a rapidement suscité des inquiétudes parmi les habitants, notamment en raison du nombre de personnes touchées et de la présence de jeunes enfants parmi les patients. Face aux interrogations et aux informations circulant dans la région, la direction du CHU a diffusé une vidéo explicative pour apporter des précisions sur la situation sanitaire.

Dans cette intervention, le Dr Saïdani Hakim, spécialiste en épidémiologie et en médecine préventive au CHU Abdelkader Hassani, a confirmé l’admission des 21 personnes. Le praticien a également apporté des précisions sur leur évolution après les soins prodigués par les équipes médicales.

Selon ses déclarations, l’ensemble des patients a pu regagner son domicile dès jeudi, au lendemain de leur admission. Cette évolution constitue un élément rassurant concernant les personnes prises en charge, même si les circonstances exactes de l’intoxication doivent être établies par les investigations en cours.

Les témoignages recueillis auprès de plusieurs victimes orientent les soupçons vers des repas de chawarma au poulet consommés dans un établissement de restauration rapide situé au centre-ville. Certains patients ont notamment affirmé que la viande présentait une odeur ou un goût inhabituels.

Ces déclarations ont alimenté les interrogations sur la qualité des aliments servis. Toutefois, à ce stade, les témoignages des consommateurs ne suffisent pas à établir avec certitude la nature du produit à l’origine de l’incident. Les contrôles sanitaires et les investigations doivent permettre de déterminer les circonstances précises de cette intoxication présumée.

L’affaire a également provoqué des réactions parmi les habitants, certains appelant à un renforcement des contrôles dans les établissements de restauration. Des critiques ont par ailleurs été formulées concernant de précédents incidents qui auraient été associés au même restaurant, selon les informations rapportées par la presse locale. Ces éléments devront être vérifiés par les autorités compétentes.

Sur le plan administratif, les services de la direction du Commerce se sont rendus dans l’établissement afin d’inspecter les matières premières utilisées pour la préparation des repas. Les services de sécurité ont également ouvert une enquête pour faire la lumière sur les faits et déterminer les éventuelles responsabilités.

À l’issue du contrôle, les autorités commerciales ont ordonné la saisie et la destruction des denrées alimentaires jugées avariées qui auraient été découvertes sur place, selon les informations publiées par la presse. Une fermeture administrative à titre conservatoire a également été décidée à l’encontre du restaurant.

Cette mesure, prononcée à compter du 8 octobre, prévoit une fermeture de 15 jours, renouvelable. Elle intervient dans le cadre des démarches engagées à la suite de l’incident et des vérifications portant sur les conditions de conservation et de préparation des aliments.

Les investigations doivent notamment permettre de mieux comprendre les circonstances dans lesquelles les repas ont été préparés et consommés, ainsi que les éventuels manquements aux règles d’hygiène. Elles devront également établir les éléments permettant de déterminer l’origine de l’intoxication et les responsabilités éventuelles.

L’épisode rappelle l’importance du respect des règles sanitaires dans les établissements de restauration, en particulier lors de la manipulation et de la conservation des produits à base de viande. La qualité des matières premières, le maintien des aliments à des températures adaptées et le respect des conditions de préparation constituent des points essentiels pour limiter les risques sanitaires.

À Sidi Bel Abbès, à l’ouest de l’Algérie, les 21 personnes concernées ont ainsi pu quitter l’hôpital après avoir reçu les soins nécessaires. Les enquêtes engagées par les services compétents doivent désormais permettre de préciser l’origine de l’incident, tandis que la fermeture provisoire du restaurant marque une première mesure administrative prise à la suite de cette intoxication alimentaire présumée.