Les passagers algériens bloqués à l’aéroport Sabiha Gökçen d’Istanbul ont finalement pu être pris en charge après plusieurs heures d’attente et d’incertitude. La situation a commencé le 4 mars, lorsqu’un vol d’AJet en provenance de Djeddah, transportant des voyageurs de retour de la Omra, a dû être dérouté vers l’aéroport d’Ankara pour des raisons techniques. Ce déroutement a entraîné un retard de l’appareil, et à son arrivée à Istanbul, le vol prévu pour Alger avait déjà décollé, laissant plusieurs passagers dans l’impossibilité de poursuivre leur trajet vers l’Algérie.
Selon les explications communiquées par l’Association de protection et d’orientation du consommateur et son environnement (APOCE), cette décision de déroutement correspond aux procédures internationales de sécurité aérienne. Toute défaillance technique, même mineure, exige un contrôle immédiat et un atterrissage dans le premier aéroport disponible afin de vérifier le fonctionnement de l’avion et d’assurer la sécurité des passagers. « Selon les procédures de sécurité aérienne internationales, adoptées par toutes les compagnies, toute défaillance technique nécessite un déroutement vers l’aéroport le plus proche pour procéder aux vérifications nécessaires », a précisé Mustapha Zebdi, président de l’APOCE.
Le 5 mars, l’association a confirmé que tous les passagers concernés avaient été pris en charge. Les voyageurs bloqués à l’aéroport Sabiha Gökçen ont pu bénéficier de repas et d’hébergement en attendant la reprise de leur voyage vers Alger. Les billets ont été validés et des vols de remplacement ont été organisés pour permettre le retour des passagers dans les meilleures conditions possibles. Selon les informations disponibles, la moitié des voyageurs a pu embarquer le jeudi 5 mars, tandis que le reste devait être acheminé vers l’Algérie le vendredi 6 mars.
AJet, filiale low cost de Turkish Airlines, assure depuis janvier 2025 des vols directs entre Alger et Istanbul, ainsi que des vols par correspondance vers d’autres destinations. Le vol dérouté le 4 mars rappelle les défis auxquels font face les compagnies aériennes lors de problèmes techniques et la manière dont ces situations peuvent affecter les correspondances et les horaires.
Malgré la gêne occasionnée par l’attente et le retard, la situation a été gérée conformément aux protocoles de sécurité, et la priorité a été donnée à la protection des passagers. L’intervention de l’APOCE a permis de clarifier la situation et de suivre l’organisation des vols de remplacement. Les passagers ont ainsi pu être accueillis et pris en charge en attendant leur retour en Algérie, réduisant les conséquences de cet incident.
Cet épisode souligne également l’importance pour les voyageurs de rester informés sur les procédures en cas de déroutement et de retards techniques. Les compagnies aériennes ont l’obligation de garantir la sécurité des passagers, ce qui peut parfois entraîner des changements d’itinéraire ou des délais imprévus. Dans ce cas précis, l’organisation des vols et la prise en charge des passagers ont permis de limiter l’impact de l’incident.
Tous les passagers concernés ont pu rejoindre l’Algérie dans les conditions prévues par la compagnie, et aucun problème supplémentaire n’a été signalé. Le respect des procédures de sécurité et l’assistance aux voyageurs ont été les points clés pour gérer efficacement cette situation exceptionnelle.