L’acteur franco-algérien Kad Merad s’est confié sur ses origines, les liens qu’il conserve avec sa famille en Algérie et son souhait de se rendre plus régulièrement dans le pays de son père. Dans un entretien avec le journaliste culinaire Laurent Mariotte, l’acteur a évoqué ses souvenirs familiaux, mais aussi un regret lié à son départ précoce d’Algérie, où il est né.
« J’ai de la famille là-bas qui aimerait que je vienne plus souvent », a déclaré Kad Merad, faisant référence aux proches qui vivent toujours en Algérie et avec lesquels il souhaite entretenir des liens plus réguliers. Malgré une carrière largement construite en France, le comédien affirme rester attaché à ses deux origines, algérienne et française.
Né Kaddour Merad en 1964 à Sidi Bel Abbès, dans l’ouest de l’Algérie, il est le fils de Mohamed Merad, d’origine algérienne, et de Jeannine Béguin, sa mère française. Il a quitté le pays alors qu’il n’avait que deux ans. Un départ très précoce qui explique, selon lui, pourquoi il n’a pas eu suffisamment de temps pour découvrir la culture algérienne de l’intérieur et apprendre la langue arabe.
L’acteur rappelle toutefois que sa famille retournait régulièrement en Algérie durant son enfance. Ces voyages lui permettaient de retrouver une partie de ses proches et de maintenir un lien avec le pays natal de son père. « On revenait régulièrement en Algérie, avec mon père, ma mère et mes frères et sœurs, car nous avons de la famille là-bas », raconte-t-il.
Ces séjours familiaux n’ont cependant pas suffi à lui donner le sentiment d’avoir pleinement découvert le pays et sa culture. Avec le recul, Kad Merad reconnaît qu’il aurait aimé disposer de davantage de temps pour s’imprégner de cet environnement. Il évoque notamment son regret de ne pas avoir appris l’arabe et de ne pas avoir pu approfondir sa connaissance des traditions et de la culture algériennes.
« C’est presque un regret. Je n’ai pas eu le temps de m’imprégner de la culture algérienne », confie-t-il. Une déclaration dans laquelle il exprime le sentiment d’avoir grandi entre deux héritages, sans avoir pu explorer autant qu’il l’aurait souhaité celui de son père.
Pour autant, le comédien ne présente pas ses origines comme un simple élément de son histoire familiale. Il affirme porter en lui ses deux identités, française et algérienne, et considère que ce double héritage fait partie intégrante de son parcours personnel.
Au cours de l’entretien, Kad Merad évoque également la famille qu’il conserve en Algérie. Il mentionne notamment plusieurs tantes et oncles, au sein d’une famille nombreuse qui souhaiterait le voir revenir plus souvent. L’acteur explique que ses proches le considèrent comme une personnalité connue au sein de la famille, une situation qui donne une dimension particulière à ses éventuelles visites.
Son attachement au pays est aussi lié à une raison intime : son père est enterré en Algérie. Cette circonstance constitue, pour lui, un motif supplémentaire de revenir sur cette terre avec laquelle il entretient un lien familial et affectif. Au-delà des retrouvailles avec ses proches, un déplacement lui permettrait ainsi de renouer avec une partie importante de son histoire personnelle.
Kad Merad envisage d’ailleurs de se rendre en Algérie avec son épouse. Il explique ressentir le besoin de revenir pour retrouver des sensations associées à son pays natal, même s’il estime ne pas avoir eu l’occasion de suffisamment le découvrir durant son enfance. « C’est une obligation d’aller là-bas, ne serait-ce que pour retrouver les sensations », affirme-t-il.
L’acteur observe également que l’Algérie évolue et que les choses changent. Ses propos traduisent une volonté de renouer davantage avec le pays, sans pour autant annoncer une date précise pour cette visite.
Connu du grand public pour ses rôles au cinéma, notamment dans Bienvenue chez les Ch’tis, Kad Merad revient ainsi sur un aspect plus personnel de son parcours. Son témoignage met en lumière la place que peuvent conserver les origines et les liens familiaux, même lorsqu’une personne a quitté son pays natal très jeune et construit sa vie ailleurs.
Pour l’acteur, l’Algérie reste donc bien davantage qu’un lieu de naissance. Entre les membres de sa famille qui y vivent encore, la mémoire de son père et le désir de mieux connaître la culture dont il est issu, plusieurs raisons le poussent aujourd’hui à envisager un retour plus régulier. Une démarche qui pourrait lui permettre de se rapprocher davantage de cet héritage algérien qu’il dit continuer à porter en lui.