La France va retenter une expulsion vers l’Algérie de l’influenceur « Doualemn »

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La France s’apprête à relancer la procédure d’expulsion de l’influenceur algérien connu sous le pseudonyme « Doualemn », une figure controversée dont le cas a déjà provoqué des tensions diplomatiques entre Paris et Alger. Boualem Naman, de son vrai nom, a été interpellé jeudi matin à Montpellier par la police aux frontières et placé en centre de rétention administrative dans l’attente de son éloignement vers l’Algérie.

L’influenceur de 59 ans, suivi par près de 138 000 abonnés sur TikTok, avait fait parler de lui en janvier dernier lorsqu’il avait été expulsé de France vers son pays d’origine. Cependant, l’Algérie avait refusé de l’accueillir, le renvoyant immédiatement sur le territoire français, un incident qui avait accentué les tensions entre les deux pays. Cet aller-retour forcé avait mis en lumière les difficultés qu’éprouve la France à faire exécuter certaines expulsions de ressortissants étrangers.

L’affaire a pris une tournure judiciaire lorsque Boualem Naman a été condamné le 6 mars à cinq mois de prison avec sursis pour « provocation non suivie d’effet à commettre un crime ou un délit ». Cette condamnation faisait suite à la diffusion d’une vidéo sur ses réseaux sociaux dans laquelle il appelait à infliger une « sévère correction » à un opposant au pouvoir algérien.

Suite à cette condamnation, les autorités françaises ont décidé de relancer la procédure d’expulsion. Le 12 mars, la commission d’expulsion (Comex) de l’Hérault, composée de trois magistrats, a rendu un avis favorable à la demande des autorités d’éloigner l’influenceur. Cette décision a conduit à l’émission d’un nouvel arrêté ministériel, suivi de son interpellation ce jeudi.

Le dossier de Boualem Naman avait été marqué par une annulation précédente de son obligation de quitter le territoire français (OQTF) par le tribunal administratif de Melun. Ce dernier avait estimé que la première procédure d’expulsion n’avait pas respecté le principe du débat contradictoire et avait ordonné une reprise du processus dans les formes légales.

Cette nouvelle tentative d’expulsion de Doualemn pourrait une fois de plus mettre à l’épreuve les relations entre la France et l’Algérie. Depuis plusieurs mois, les deux pays sont en désaccord sur la question du rapatriement de certains ressortissants algériens faisant l’objet de mesures d’éloignement en France. Alger se montre réticent à accueillir ces expulsés, ce qui complique l’application des décisions judiciaires françaises.

En attendant une issue définitive, Boualem Naman reste en centre de rétention, sous la surveillance des autorités. Il pourrait faire l’objet d’un recours en justice pour contester une nouvelle fois son expulsion. Reste à savoir si cette tentative aboutira ou si elle rencontrera les mêmes obstacles diplomatiques et administratifs que par le passé.

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