Le naturalisé Marocain « Cheb Faudel » devant la justice au Maroc

Cheb Faudel Algérie Maroc

Cheb Faudel, autrefois surnommé le « petit prince du raï », se retrouve aujourd’hui pris dans un tourbillon judiciaire dont il se serait bien passé. Son histoire, autrefois écrite en notes de musique et en refrains nostalgiques, s’écrit désormais sur le papier glacé des tribunaux. À Marrakech, ville où il a posé ses valises ces dernières années, l’artiste franco-algérien fait face à une plainte déposée par son ex-épouse, une affaire qui dépasse le simple différend familial pour s’inviter dans les méandres de la justice internationale.

Tout commence par une bataille de longue haleine engagée en France. Son ex-compagne, mère de ses enfants, obtient devant la justice française une condamnation obligeant Faudel à s’acquitter d’une pension alimentaire. Mais les mois passent, les courriers s’accumulent, et l’argent tarde à arriver. La situation se crispe, la frustration grandit, et la mère de famille décide de prendre une autre voie : celle de la justice marocaine. Son objectif est simple : faire appliquer la décision française sur le sol marocain, là où Faudel mène désormais sa vie.

C’est dans ce contexte que le tribunal de Marrakech s’est saisi de l’affaire, selon le média Bladi. Une procédure complexe, car elle soulève une question épineuse : jusqu’à quel point les décisions judiciaires étrangères peuvent-elles être reconnues et appliquées au Maroc ? Pour les nombreux binationaux vivant entre plusieurs pays, cette affaire pourrait bien créer un précédent. L’enjeu n’est donc pas seulement personnel pour Cheb Faudel, mais il revêt aussi une dimension juridique plus large.

Pour l’heure, la justice marocaine suit son cours. Une enquête préliminaire a été ouverte, permettant à l’artiste de rester en liberté en attendant le verdict final. Mais la situation est loin d’être sans conséquence pour lui. Son ex-femme, déterminée à obtenir gain de cause, a réussi à obtenir une saisie conservatoire sur l’un de ses biens immobiliers situés au Maroc. Une mesure radicale qui vise à garantir le paiement des sommes réclamées si la justice tranche en sa faveur.

Cheb Faudel, qui s’est fait discret ces dernières années après avoir connu une ascension fulgurante dans les années 90 et 2000, n’a pas encore pris publiquement la parole sur cette affaire. Loin des projecteurs et des feux de la scène, il se retrouve aujourd’hui dans une lumière bien différente, celle des prétoires. Un retour sous les projecteurs qu’il aurait certainement préféré éviter, lui qui tentait ces dernières années de reconstruire une nouvelle vie, loin des tumultes médiatiques qui avaient marqué son passage du raï au silence.

Reste à savoir quelle issue réservera la justice marocaine à cette affaire. Si Faudel espérait trouver un refuge à Marrakech, il se pourrait bien que la réalité le rattrape et l’oblige à faire face à ses responsabilités. Une histoire qui, cette fois, ne se chantera pas sur scène, mais se jouera dans les couloirs feutrés des tribunaux.

Lire également :

Ramadan 2025 : l’aéroport de Roissy réserve une belle surprise aux Algériens

L’accord franco-algérien révoqué par la France ? Le verdict est tombé

Ramadan 2025, Iftar, Imsak : voici les horaires en France