Voyages et immigration – Le premier ministre algérien, Aymen Benabderrahmane a été saisi au sujet de la polémique concernant la vente des billets d’Air Algérie.

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Malgré la réouverture partielle des frontières algériennes le 1er juin dernier, de nombreux citoyens peinent encore à réserver un billet pour rentrer au pays. Ceci est notamment dû au nombre très limité de vols qui est loin de satisfaire la forte demande de la diaspora. Les membres de la communauté nationale à l’étranger ont également dénoncé l’opacité de la compagnie aérienne nationale, Air Algérie qui ne communique aucune information au sujet de la vente de ses billets.

Ces derniers jours, la polémique au cœur de laquelle se trouve la compagnie nationale ne cesse d’ailleurs d’enfler. Cette semaine, le sénateur Abdelouahab Benzaïm a tiré à boulets rouges sur le directeur général par intérim d’Air Algérie, Amine Mesroua dont il a dénoncé la gestion. « À ce jour, Air Algérie fait toujours partie des entreprises publiques et non privées. Si vous l’avez oublié, je vous le rappelle : la gestion de cette compagnie depuis le début de votre intérim est catastrophique », avait-il notamment écrit dans une lettre ouverte sur sa page Facebook officielle. Le même sénateur a également accusé le premier responsable d’Air Algérie d’avoir « permis aux compagnies étrangères de réaliser des bénéfices faramineux sur le dos de la compagnie nationale ». 

Billets d’Air Algérie : le premier ministre algérien saisi

Un autre député, à savoir Karim Benkhellef vient d’ailleurs de saisir le premier ministre algérien, Aymen Benabderrahmane au sujet de la polémique relative à la vente des billets d’Air Algérie. « Je viens vous informer de la souffrance de notre communauté à l’étranger depuis le début de la crise sanitaire, notamment en ce qui concerne l’achat des billets, malgré les sollicitations et les plaintes envoyées aux personnes concernées », a-t-il notamment expliqué dans une lettre au chef de l’exécutif algérien.

Le même député a d’ailleurs dénoncé ce qu’il a qualifié de « gestion anarchique » de la part de la compagnie nationale, l’accusant même de favoriser certains voyageurs aux dépens des autres. « Certains entrent et sortent plusieurs fois tandis que d’autres ont été privés de visiter leurs familles pour des raisons médicales ou de décès. », a-t-il affirmé, en mettant également le point sur le fait que le site web officiel d’Air Algérie « est hors service la plupart du temps. Il n’est fonctionnel qu’à des heures tardives, ce qui complique la tâche de ceux qui veulent réserver. Sur le téléphone, ils ne répondent jamais ».

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