Depuis plusieurs jours, une question intrigue de nombreux voyageurs transitant par l’aéroport international d’Alger : que se passe-t-il avec l’huile d’olive transportée en soute ? Plusieurs passagers affirment que leurs bouteilles d’huile d’olive ont été saisies dès le premier passage au scanner, avant même l’enregistrement des bagages. Une situation qui surprend, puisque les liquides sont normalement autorisés en soute, contrairement aux restrictions strictes appliquées aux bagages cabine. Cette pratique inhabituelle a suscité de nombreuses interrogations, notamment chez les voyageurs habitués à transporter de l’huile d’olive comme cadeau ou comme produit familial, une tradition répandue dans de nombreuses régions du pays.
Selon les témoignages recueillis, les policiers procèdent à la confiscation systématique des bouteilles d’huile d’olive non congelées, même lorsqu’elles sont correctement emballées. Pourtant, aucune réglementation officielle ne mentionne une interdiction de transporter de l’huile en soute, tant que les contenants sont bien fermés et protégés. Cette contradiction entre les règles connues et la pratique observée a poussé plusieurs voyageurs à chercher des explications. Certains ont d’abord pensé à une limitation liée à la quantité transportée, d’autres à une mesure temporaire ou à une directive interne non communiquée au public.
D’après les informations obtenues par DNAlgérie, la saisie ne serait pas liée au volume transporté, mais à un risque technique identifié par les services de sécurité de l’aéroport. Les bouteilles d’huile d’olive non congelées présenteraient un danger potentiel en soute, notamment en raison de la pression, des variations de température et du risque de fuite. Une bouteille mal fermée ou fragilisée pourrait se briser ou s’ouvrir durant le vol, provoquant des dégâts importants dans les bagages, voire dans les compartiments de l’avion. L’huile d’olive, particulièrement grasse et difficile à nettoyer, peut endommager des équipements, imprégner des matériaux et compliquer les opérations de manutention. Les autorités aéroportuaires privilégieraient donc une approche préventive pour éviter tout incident.
Un élément surprenant ressort toutefois des observations : les voyageurs ayant congelé leurs bouteilles n’ont pas été concernés par les saisies. Ceux qui ont pris soin de solidifier l’huile avant leur arrivée à l’aéroport ont pu conserver leurs bouteilles et les enregistrer normalement. Cette différence de traitement confirme que la mesure n’est pas liée à la nature du produit, mais à son état au moment du contrôle. Une bouteille congelée est plus stable, moins susceptible de fuir et plus résistante aux variations de pression. Elle représente donc un risque moindre pour les bagages et les installations de l’aéroport. Cette pratique, bien que non officielle, semble être devenue une sorte de règle tacite appliquée par les agents de sécurité.
Pour de nombreux passagers, la solution de congeler l’huile avant le départ apparaît désormais comme la seule manière d’éviter la confiscation. Certains recommandent également d’utiliser des bouteilles en plastique épais plutôt que du verre, de les envelopper dans plusieurs couches de protection ou de les placer dans des sacs hermétiques. Toutefois, ces précautions restent empiriques, faute de directives officielles. Une clarification de la part de l’aéroport d’Alger, au sujet de cette histoire de l’huile d’olive, ou des autorités compétentes permettrait d’éviter les malentendus et de garantir une application uniforme des règles.