Ramadan 2025 : des Algériens ont failli manger de la viande d’âne 

Algériens viande d’âne 

Alors que le mois sacré du Ramadan approche à grands pas, une affaire choquante a récemment secoué la ville de Sétif, en Algérie. Une opération menée par les forces de police, en collaboration avec les agents de lutte contre la fraude de la direction du commerce, a permis de démanteler un abattoir clandestin dans le quartier de Aïn Sfiha, à l’est de la ville. Ce qui aurait pu rester une simple infraction sanitaire a rapidement pris une ampleur bien plus grave lorsque les autorités ont découvert près de vingt carcasses de bêtes destinées à la consommation humaine. L’élément le plus troublant de cette affaire ? Ces carcasses appartenaient à des ânes. Les Algériens, habitant cette région ont donc échappé de peu au fait de consommer de la viande d’âne.

L’opération, qui s’est déroulée après plusieurs jours de surveillance, a conduit à l’arrestation de trois individus, immédiatement placés en détention provisoire après leur présentation devant la justice en procédure de comparution immédiate. Selon les premières informations divulguées par le média arabophone Elkhabar, ce réseau opérait discrètement, visant à écouler cette viande sur les marchés locaux, sans éveiller le moindre soupçon chez les consommateurs. La proximité du Ramadan rend cette affaire encore plus inquiétante, dans la mesure où la demande en viande augmente considérablement à cette période, poussant certains individus mal intentionnés à contourner les règles sanitaires et éthiques pour en tirer profit.

Viande d’âne pour Algériens : l’enquête se poursuit

Les enquêteurs cherchent désormais à établir les ramifications de ce réseau, notamment pour identifier les éventuels points de vente qui auraient pu écouler cette viande frauduleuse. L’origine des ânes abattus reste également un point d’interrogation, les autorités suspectant un trafic d’animaux volés ou en provenance de zones rurales éloignées. Les carcasses saisies ont été immédiatement détruites sous supervision vétérinaire afin d’éviter tout risque de commercialisation ou de consommation.

Cette affaire a provoqué une onde de choc parmi les habitants de Sétif et au-delà. La découverte a suscité une vive réaction sur les réseaux sociaux, où de nombreux internautes expriment leur indignation et leur crainte face à de telles pratiques. Si certains rappellent que la consommation de viande d’âne est strictement interdite dans l’islam, d’autres s’inquiètent du fait que ce type de trafic puisse s’étendre à d’autres régions du pays, mettant en péril la sécurité alimentaire de la population.

Les autorités, quant à elles, appellent à la vigilance et encouragent les citoyens à se montrer particulièrement prudents dans le choix de leurs fournisseurs de viande, en privilégiant les circuits officiels et les boucheries agréées. Cette affaire met également en lumière la nécessité de renforcer les contrôles sanitaires, en particulier à l’approche du Ramadan, où les risques de fraudes alimentaires augmentent.

D’un point de vue juridique, les trois suspects arrêtés risquent de lourdes peines, notamment pour mise en danger de la santé publique, exercice illégal d’une activité commerciale et abattage clandestin. Les juges devront également se prononcer sur d’éventuelles complicités, alors que l’enquête se poursuit pour remonter l’ensemble de la chaîne impliquée dans ce trafic. L’affaire pourrait ainsi déboucher sur un durcissement des sanctions contre ce type de pratiques, afin d’envoyer un signal fort aux réseaux de fraude alimentaire.

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