Ramadan 2025 : voici les prix des billets Air Algérie

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Air Algérie propose une réduction exceptionnelle de 50 % sur le prix des billets pour ses vols internationaux durant le mois de Ramadan 2025. Cette initiative répond aux directives du président Abdelmadjid Tebboune et vise à faciliter le retour des membres de la diaspora algérienne dans leur pays pendant cette période sacrée. Les destinations concernées incluent notamment la France, l’Italie, l’Espagne, le Canada et le Royaume-Uni, qui figurent parmi les plus prisées par les voyageurs algériens.

Les prix des billets Air Algérie pour la liaison Paris-Alger, au cours du Ramadan 2025, ont été dévoilés par le pavillon national à nos confrères de Echourouk, affichant une réduction significative. Ainsi, un vol aller simple depuis l’aéroport Charles de Gaulle est disponible à partir de 134,36 euros, tandis que le retour coûte dès 77,40 euros. Pour un aller-retour, le prix total débute à 211,74 euros. Ceux qui voyagent sans bagage en soute peuvent profiter de tarifs encore plus attractifs : 106,99 euros pour un aller, 50,05 euros pour un retour et 157,04 euros pour un aller-retour. Les billets au départ de Paris-Orly suivent une tendance similaire, avec un aller simple dès 131,56 euros et un aller-retour à partir de 208,96 euros.

L’Espagne, qui constitue une autre destination phare, bénéficie également de cette offre. Le billet Madrid-Alger est accessible à partir de 88,39 euros pour l’aller, 75,40 euros pour le retour et 154,26 euros pour un voyage complet. Ceux optant pour un billet sans bagage en soute paieront 64,49 euros pour l’aller, 52,50 euros pour le retour et 116,99 euros pour un aller-retour.

Le Canada, destination de prédilection pour de nombreux Algériens de la diaspora, est aussi concerné par ces réductions. Le tarif du vol aller-retour Alger-Montréal démarre à 1140,61 euros.

L’Italie, autre pays très fréquenté, voit ses tarifs de vol Rome-Alger réduits à 115,66 euros pour un aller simple, 88,40 euros pour un retour et 204,06 euros pour un aller-retour.

Le Royaume-Uni, où réside une importante communauté algérienne, bénéficie également de cette initiative. Le billet Londres-Alger s’affiche à partir de 127,52 euros pour un aller, 73,90 euros pour un retour et 201,42 euros pour un aller-retour. Ceux préférant voyager sans bagage en soute pourront acheter un billet dès 111,22 euros pour l’aller, 56,60 euros pour le retour et 167,82 euros pour un aller-retour.

Air Algérie a confirmé dans un communiqué que ces réductions s’appliquent à tous les billets économiques pour les vols internationaux programmés durant le mois de Ramadan 2025. « Dans le cadre de son engagement envers ses clients et afin de leur offrir des services de qualité, Air Algérie annonce un tarif spécial Ramadan avec une réduction de 50 % sur les billets économiques pour les vols internationaux », a déclaré la compagnie.

L’offre est valable pour toute réservation effectuée entre le 15 janvier et le 30 mars 2025. Quant aux périodes de voyage concernées, elles s’étendent du 25 février au 5 avril 2025, permettant ainsi aux passagers de planifier leur déplacement pendant toute la durée du Ramadan. Cette initiative vise à encourager le retour des Algériens résidant à l’étranger, facilitant ainsi les retrouvailles familiales et le partage des traditions durant cette période spirituelle importante.

Ces réductions exceptionnelles d’Air Algérie s’inscrivent dans une démarche plus large visant à soutenir la diaspora et à renforcer les liens entre l’Algérie et ses ressortissants à travers le monde. Cette décision, prise sous l’impulsion du président Abdelmadjid Tebboune, témoigne de la volonté des autorités algériennes de faciliter les voyages de leurs citoyens, tout en répondant aux attentes de la communauté algérienne établie à l’étranger.

À l’approche du Ramadan 2025, Air Algérie menacée en France

Les vols entre Alger et Paris, opérés par la compagnie nationale Air Algérie, sont au cœur d’un débat politique et diplomatique intense. Entre réduction des liaisons aériennes, tensions diplomatiques et enjeux migratoires, la situation suscite des interrogations quant à l’avenir des connexions aériennes entre les deux pays. Des responsables français sont allés jusqu’à demander d’infliger des pénalités au transporteur algérien Air Algérie.

Les relations entre la France et l’Algérie ont toujours été marquées par une histoire commune complexe. Depuis l’indépendance de l’Algérie en 1962, divers accords bilatéraux ont régi les relations entre les deux nations, notamment en matière de mobilité. L’accord de 1968, révisé à plusieurs reprises, facilite l’entrée et le séjour des Algériens en France. Cependant, avec la montée des tensions diplomatiques et la volonté du gouvernement français de contrôler les flux migratoires, ces accords sont aujourd’hui remis en question.

Le climat politique actuel, marqué par l’attentat de Mulhouse et la volonté d’une partie du gouvernement français d’adopter une ligne dure face à Alger, a réactivé le débat sur la restriction des vols entre les deux capitales. Certains responsables politiques, comme Xavier Bertrand, président de la région Hauts-de-France, prônent une réduction du nombre de liaisons aériennes afin de renforcer le rapport de force avec l’Algérie. « Nous devons imposer des pénalités sur Air Algérie, voire restreindre les vols entre Alger et Paris », a-t-il déclaré sur TF1.

Cette idée n’est pas nouvelle. En 2021 déjà, la France avait réduit de 50 % le nombre de visas accordés aux ressortissants algériens, une décision qui avait entraîné des tensions diplomatiques entre les deux pays. Aujourd’hui, la question d’une restriction des vols d’Air Algérie s’inscrit dans cette même logique, visant à faire pression sur Alger pour qu’il coopère davantage en matière de retour des personnes en situation irrégulière.

Toutefois, cette approche divise au sein du gouvernement français. Si certains ministres plaident pour des mesures fermes, d’autres estiment qu’une telle décision pourrait avoir des conséquences diplomatiques et économiques non négligeables. « La surenchère ne réglera rien », a averti Dominique de Villepin, ancien ministre de l’Intérieur et des Affaires étrangères. « Ce n’est pas en jouant le bras de fer qu’on y arrivera. »

L’Algérie demeure un partenaire commercial et énergétique important pour la France, et une dégradation des relations bilatérales pourrait entraîner des répercussions dans d’autres domaines.

D’un point de vue opérationnel, la mise en place de restrictions sur les vols Alger-Paris aurait un impact significatif sur les milliers de passagers qui empruntent cette route chaque jour. Air Algérie, qui assure une part importante des liaisons entre les deux capitales, pourrait voir son activité fortement perturbée. De plus, cette mesure pourrait affecter la diaspora algérienne en France, qui représente une communauté importante et qui dépend largement de ces vols pour les voyages familiaux et professionnels.

Dans ce contexte, plusieurs scenarii sont envisageables. Une réduction progressive des vols pourrait être mise en place, accompagnée d’une limitation du nombre de visas accordés. Une autre option consisterait à imposer des sanctions financières à Air Algérie, sous forme de taxes ou de restrictions sur les aéroports français. Enfin, une approche plus diplomatique pourrait être privilégiée, avec un dialogue renforcé entre Paris et Alger afin de trouver une solution concertée.

Pour l’instant, aucune décision définitive n’a été annoncée. Le gouvernement français prévoit de discuter de la question dans les semaines à venir, tandis que les autorités algériennes surveillent étroitement l’évolution de la situation. Quoi qu’il en soit, le dossier des vols entre Alger et Paris illustre une fois de plus la complexité des relations franco-algériennes et la nécessité d’une approche à la fois pragmatique et diplomatique pour éviter une escalade des tensions.

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