Ramadan 2026 : voici la date, selon les calculs astronomiques

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Le mois sacré de Ramadan 2026 approche à grands pas, et comme chaque année, sa date exacte fait l’objet de calculs précis et d’observations minutieuses. Les astronomes du monde entier scrutent le ciel pour déterminer le moment où le croissant lunaire sera visible, marquant ainsi le début du jeûne pour des millions de musulmans. Pour cette année, les calculs astronomiques prévoient une situation particulièrement complexe, rendant l’observation directe du croissant lunaire pratiquement impossible dans de nombreuses régions.

Selon les données scientifiques les plus récentes, le mardi 17 février 2026 ne permettra pas de distinguer le croissant lunaire dans la majorité des pays musulmans. Que ce soit à l’œil nu, à travers un télescope ou en utilisant des instruments d’imagerie sophistiqués, le croissant restera invisible, ce qui complique la détermination traditionnelle du début du mois de Ramadan. Cette impossibilité s’explique par la position relative de la lune et du soleil à ce moment précis : la distance angulaire entre les deux corps célestes sera bien trop faible pour permettre une observation claire, conformément aux limites établies par l’astronome français André Danjon, qui a montré qu’un croissant ne peut être discerné si son élongation avec le soleil est inférieure à environ sept degrés. Le 17 février, cette élongation ne dépassera pas 1,3 degré dans la plupart des régions du monde arabe, rendant toute tentative d’observation vaine.

Dans certaines grandes capitales musulmanes, les conditions d’observation seront particulièrement défavorables. À Jakarta, la lune se couchera quelques minutes avant le soleil, tandis qu’à Riyad et Dubaï, les deux astres disparaîtront presque simultanément, ne laissant aucune chance à l’œil humain de distinguer le croissant. Au Caire et à Alger, la lune restera visible quelques minutes après le coucher du soleil, mais son faible écart angulaire avec le soleil empêchera toute observation concrète. Face à ces contraintes, de nombreux pays devront s’appuyer sur des calculs astronomiques pour déterminer la fin du mois de Chaâbane et, par conséquent, le début du Ramadan. Ainsi, le mercredi 18 février pourrait être considéré comme le dernier jour de Chaâbane, et le jeudi 19 février 2026 comme le premier jour officiel du mois sacré pour la majorité des musulmans attachés à la tradition de l’observation physique.

Un autre facteur astronomique renforce cette prédiction : une éclipse annulaire de soleil sera observable le même jour, dans l’après-midi du 17 février. Cet événement rare et spectaculaire sera visible depuis certaines régions du sud de l’Afrique et de l’Antarctique, et coïncidera avec le coucher du soleil dans une grande partie de l’Asie et du monde arabe. L’éclipse constitue une confirmation scientifique supplémentaire de l’impossibilité de voir le croissant lunaire immédiatement après, puisque la lune et le soleil se trouveront en conjonction, rendant toute visibilité lunaire pratiquement nulle.

Pour faciliter la planification et informer le public, le Centre International d’Astronomie a publié des cartes détaillées de visibilité de la lune, utilisant un code couleur clair. Les zones rouges indiquent les régions où l’observation est impossible, les zones bleues ou roses nécessitent des instruments spécialisés et une expertise avancée, tandis que les zones vertes, très limitées, permettront une observation à l’œil nu, mais uniquement à partir du mercredi 18 février dans certaines parties du monde. Ces cartes constituent un outil précieux pour les autorités religieuses et les communautés locales afin de fixer la date exacte du début du jeûne, en combinant rigueur scientifique et respect des traditions.

Ainsi, malgré les variations locales possibles, le consensus général pour le Ramadan 2026 devrait se concentrer autour du jeudi 19 février. Les calculs astronomiques et les observations anticipées permettent d’anticiper un début uniforme du jeûne, tout en tenant compte des spécificités régionales. Ce processus illustre parfaitement l’équilibre entre science et foi, où la précision des calculs astronomiques vient soutenir les pratiques religieuses et garantir une cohérence dans le monde musulman. L’approche scientifique permet de lever le doute et de planifier les activités liées au Ramadan, qu’il s’agisse de prières, de jeûne ou de préparations culturelles et sociales, assurant ainsi un début harmonieux et collectif du mois sacré.

Le Ramadan 2026 sera marqué par une observation lunaire délicate et des décisions éclairées par la science. Pour la majorité des musulmans, le jeudi 19 février sera l’occasion d’entamer un mois de jeûne, de recueillement et de partage, guidés par la combinaison de tradition et de rigueur astronomique. Le ciel, avec ses phénomènes célestes uniques, continue de jouer un rôle central dans la vie religieuse, rappelant à chacun la précision de l’univers et la profondeur des rituels millénaires qui structurent le calendrier islamique.