Maghreb actualité – La diplomatie algérienne a de nouveau épinglé le Maroc sur la question du Sahara Occidental. Le département de Sabri Boukadoum s’est en effet exprimé dans un communiqué rendu public ce lundi.

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Dans ledit document, le département de Sabri Boukadoum a réitéré son refus de « la doctrine colonialiste » du Maroc sur le territoire sahraoui. La diplomatie algérienne estime que le Sahara Occidental « a le droit à des mesures plus fermes de la part de la communauté internationale pour achever la voie de la décolonisation ». Ainsi, le ministère des affaires étrangères algérien a appelé la communauté internationale à faire pression sur le Maroc, dont la souveraineté au Sahara Occidental a été récemment reconnue par le président américain sortant, Donald Trump.

Toujours concernant les récents développements au Sahara Occidental, rappelons que le chef de l’État algérien est revenu dessus hier dimanche. Abdelmadjid Tebboune a ainsi déclaré que la situation actuelle dans ce territoire, ainsi que la normalisation des relations entre le Maroc et Israël, étaient « prévisibles ».

Normalisation avec Israël,Sahara Occidental : la réaction de la diplomatie algérienne

Par ailleurs, notons que la récente annonce de normalisation entre le Maroc et Israël, ainsi que la reconnaissance par Trump de la souveraineté du Royaume chérifien au Sahara Occidental, ont exacerbé la tension avec l’Algérie. Samedi dernier, le ministère des affaires étrangères avait déjà réagi à l’annonce du président américain sortant. Cette dernière « n’a aucun effet », avait estimé le département de Sabri Boukadoum, rappelant que le dossier du Sahara Occidental relevait des prérogative de l’ONU et des instances régionales en Afrique. Le premier ministre algérien, Abdelaziz Djerad avait également mis en garde contre « des manoeuvres dangereuses visant la stabilité de l’Algérie ». « Il y a aujourd’hui une réelle volonté de faire parvenir l’entité sioniste jusqu’à nos frontières », avait-il déclaré samedi 12 décembre.

Toutefois, il est à noter que le président américain élu, Joe Biden pourrait se démarquer de l’annonce de son prédécesseur dès son entrée en fonction le 20 janvier 2021. « Biden pourrait facilement dire que son administration n’est pas d’accord avec cette déclaration et soutient une solution négociée par l’ONU », estime ainsi Sarah Yerkes, membre du programme de la fondation Carnegie pour la paix internationale au Moyen-Orient.

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