Tebboune promet « une hausse de 100% des salaires »

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Le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, a fait une annonce majeure lors de sa rencontre périodique avec des représentants de la presse nationale, affirmant une hausse des salaires pouvant atteindre « 100 % ». Cette déclaration s’inscrit dans une série de réformes économiques visant à améliorer le pouvoir d’achat des citoyens et à renforcer la stabilité sociale du pays. « Nous avons déjà augmenté les salaires de 53 %, et nous allons poursuivre cette hausse jusqu’à atteindre 100 % », a affirmé le chef de l’État, mettant en avant une volonté claire d’adapter les rémunérations aux réalités économiques actuelles.

Dans le même contexte des salaires, le président Tebboune a évoqué l’augmentation progressive de l’allocation chômage, en expliquant que cette revalorisation se fera « graduellement, suivant les chiffres de la Banque d’Algérie sur nos finances ». Il a insisté sur le fait que l’État veille à accompagner les jeunes sans emploi en leur offrant un soutien financier, dans l’attente d’une insertion professionnelle. « L’allocation chômage continuera d’évoluer en fonction des capacités financières du pays », a-t-il précisé, soulignant que cette mesure vise à réduire le taux de chômage et à favoriser l’accès à l’emploi.

Tebboune a également tenu à rassurer sur la capacité de l’État à financer ces augmentations sans compromettre l’équilibre budgétaire. Il a rappelé que la gestion rigoureuse des finances publiques était essentielle pour garantir la durabilité de ces réformes. « Toutes ces hausses seront appliquées en fonction des capacités de l’État, afin d’éviter toute pression sur l’économie nationale », a-t-il expliqué, insistant sur la nécessité de concilier amélioration du niveau de vie et stabilité macroéconomique.

Outre les salaires, Tebboune apporte des précisions sur les pièces détachées

Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a apporté des éclaircissements sur la problématique des pièces détachées automobiles en Algérie, un sujet qui préoccupe de nombreux citoyens et professionnels du secteur. Lors de sa rencontre périodique avec les représentants de la presse nationale, il a affirmé que l’importation des pièces détachées serait bel et bien autorisée, mais dans des proportions limitées. Cette décision vise à répondre aux besoins du marché tout en évitant un recours excessif aux importations, qui pèse lourdement sur les finances publiques et les réserves de change du pays.

Le président a expliqué que l’importation massive de pièces détachées représentait un coût considérable pour l’Algérie, notamment en raison de l’immobilisation de fonds en devises étrangères. « Importer de la pièce détachée, ça coûte cher et c’est de l’argent qui dort », a-t-il souligné, mettant en évidence le problème des stocks qui restent invendus pendant plusieurs années. Il a insisté sur la nécessité de développer une industrie nationale capable de produire localement une partie des pièces nécessaires afin de réduire cette dépendance coûteuse aux fournisseurs étrangers. Cependant, il a également précisé que les composants qui ne peuvent pas être fabriqués sur place seront importés pour assurer le bon fonctionnement du parc automobile algérien.

Dans le cadre de cette nouvelle approche, Abdelmadjid Tebboune a affirmé sa volonté de privilégier la conservation des réserves en devises au lieu de les allouer à des importations jugées excessives. « Je préfère stocker l’euro et le dollar dans la Banque d’Algérie que de stocker des pièces détachées », a-t-il déclaré, illustrant ainsi sa stratégie économique visant à optimiser l’utilisation des ressources financières du pays. Cette politique s’inscrit dans une logique plus large de souveraineté économique et de relance industrielle, avec un accent mis sur la production nationale.

Le président a également pointé du doigt la spéculation, qu’il considère comme l’un des principaux facteurs aggravant la pénurie de pièces détachées et l’augmentation des prix sur le marché. « C’est la spéculation qui crée des tensions. Dès qu’il y a une possibilité de spéculer, ça stocke les pièces détachées », a-t-il déploré, dénonçant ces pratiques commerciales qui nuisent aux consommateurs et perturbent l’équilibre du marché. Cette spéculation, menée par certains importateurs et distributeurs, entraîne une raréfaction artificielle des pièces, obligeant les automobilistes à payer des prix excessivement élevés pour leurs réparations.

Face à ces enjeux, Tebboune a tenu à rassurer les Algériens en affirmant que l’État mettra en place les mesures nécessaires pour garantir un approvisionnement régulier des pièces détachées. « On ne laissera pas le parc roulant de l’Algérie en panne », a-t-il promis, insistant sur l’engagement du gouvernement à préserver la mobilité des citoyens et le bon fonctionnement des véhicules, y compris les engins industriels et les transports publics. Cette déclaration montre la volonté du président d’adopter une approche équilibrée entre la limitation des importations, le soutien à la production nationale et la lutte contre les pratiques spéculatives.

L’annonce de ces mesures intervient dans un contexte où de nombreux automobilistes et garagistes se plaignent des difficultés croissantes à se procurer certaines pièces essentielles, notamment pour les modèles les plus anciens. La rareté de certains composants et la flambée des prix compliquent l’entretien des véhicules, rendant les réparations parfois hors de portée pour les ménages aux revenus modestes. En prenant position sur ce dossier sensible, Abdelmadjid Tebboune veut rassurer les citoyens et affirmer le rôle de l’État dans la régulation du marché automobile.

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