Un supporter algérien a été condamné à sept mois de prison ferme au Maroc pour avoir déchiré des billets de banque lors du match de football opposant l’Algérie au Nigeria, tenu récemment dans le cadre d’une compétition internationale. L’incident, rapidement relayé sur les réseaux sociaux grâce à une vidéo enregistrée dans les tribunes, a provoqué l’intervention immédiate des autorités marocaines et soulevé de nombreuses questions sur la sévérité de la sanction.
Selon les déclarations du jeune homme, son geste n’avait aucune intention de nuire au Maroc ou à sa monnaie nationale. Il explique que les billets ont été déchirés en signe de protestation contre ce qu’il percevait comme un arbitrage injuste, ayant influencé le déroulement et le résultat du match. Le supporter assure qu’il voulait exprimer son mécontentement vis-à-vis de certaines décisions prises par l’arbitre et attirer l’attention sur ce qu’il considérait comme une partialité flagrante sur le terrain.
Malgré ces explications, la justice marocaine a jugé que la destruction de la monnaie constitue une infraction sérieuse, indépendamment des motivations personnelles. Dans le verdict rendu par le tribunal de Marrakech, le geste a été qualifié de violation directe de la loi sur la protection de la monnaie légale. Outre la peine de prison ferme, le supporter a également été condamné à verser une amende de 500 dirhams, montant prévu par la réglementation en vigueur pour ce type d’infraction.
Les autorités marocaines ont souligné que la monnaie nationale représente un symbole fondamental de l’État et qu’il est interdit de la dégrader, quelles que soient les raisons invoquées. La vidéo circulant sur les réseaux sociaux a permis d’identifier clairement l’auteur du geste, ce qui a facilité l’intervention rapide de la police et des forces judiciaires.
L’affaire a rapidement suscité des réactions contrastées sur les réseaux sociaux et dans la communauté sportive. Certains internautes et observateurs considèrent la sanction comme disproportionnée par rapport à l’intention du geste, estimant que le supporter voulait simplement dénoncer un arbitrage qu’il jugeait partial et non attaquer le symbole national marocain. D’autres rappellent que les lois doivent être respectées et que détruire de la monnaie, même dans le cadre d’une protestation sportive, constitue un délit.
Ce cas illustre également les difficultés que peuvent rencontrer les supporters étrangers dans des pays où la législation sur la protection de la monnaie est particulièrement stricte. Il met en lumière le contraste entre les formes de protestation tolérées dans le sport et la rigueur des sanctions imposées par certaines juridictions.
Enfin, cette affaire relance le débat sur les limites de l’expression individuelle dans un cadre sportif et sur la manière dont les gestes de contestation peuvent être interprétés par les autorités locales. Le geste de ce supporter de l’équipe nationale d’Algérie de football, bien que motivé par une contestation de l’arbitrage, montre combien il est crucial pour les visiteurs et fans de football de connaître les règles spécifiques en vigueur dans chaque pays, sous peine de sanctions judiciaires sévères.