Un navire français retenu à Alger : la raison connue

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Le port d’Alger connaît actuellement une situation particulière avec un navire français qui demeure immobilisé, suscitant curiosité et inquiétude parmi les observateurs maritimes et les passagers habituels. Alors que le ferry « Tassili II » a récemment levé sa rétention et a pu quitter Alger pour Marseille, le « Jean Nicoli » de Corsica linea, également navire français, reste bloqué dans le port algérien, privé de départ vers la France. DNAlgérie a appris que, la décision de retenir ce navire français à Alger résulte de défauts techniques jugés importants, empêchant toute navigation sécurisée. La direction interrégionale de la mer (Dirm) Méditerranée a souligné que la sécurité reste prioritaire et que ces mesures s’inscrivent dans le cadre des contrôles réguliers du mémorandum de Paris, auxquels tous les navires, y compris le Jean Nicoli, doivent se conformer.

La situation du Jean Nicoli rappelle celle du Tassili II il y a quelques semaines, lorsqu’un mois de rétention avait été imposé à ce dernier avant qu’il ne soit autorisé à quitter Alger. Le navire français, partie intégrante de la flotte de Corsica linea, devait initialement effectuer une traversée Sète-Bejaïa, puis Bejaïa-Marseille, mais ces voyages ont dû être annulés à cause de l’immobilisation imposée par les autorités maritimes d’Alger. Le retard du départ du navire français à Alger a contraint la compagnie à réorganiser son plan de flotte et à mobiliser d’autres ferries, notamment le Vizzavona, pour assurer la continuité des liaisons maritimes entre la France et la Méditerranée nord-africaine.

Les experts du secteur maritime expliquent que la retenue du Jean Nicoli à Alger est strictement liée à des inspections techniques ayant révélé des anomalies jugées incompatibles avec la sécurité en mer. Ces anomalies, bien que non détaillées par la Dirm, sont suffisamment sérieuses pour justifier la suspension temporaire de l’activité du navire français à Alger. Corsica linea, de son côté, a exprimé sa coopération complète avec les autorités algériennes et assure que toutes les réparations nécessaires seront effectuées afin de permettre au Jean Nicoli de reprendre son service en toute sécurité. Cette immobilisation a également des répercussions sur la planification des croisières et des transports de passagers, rappelant l’importance capitale de la conformité technique pour les navires français opérant à Alger et dans l’ensemble de la Méditerranée.

L’armateur public algérien ENTMV-Algérie ferries, qui gère le Tassili II, a, quant à lui, montré qu’il était possible de résoudre rapidement les déficiences techniques et de lever la rétention. Cette expérience offre un précédent pour Corsica linea, qui s’attèle désormais à régler les problèmes de son navire français afin qu’il puisse quitter Alger dans les meilleurs délais. Les passagers et les autorités locales suivent de près l’évolution de la situation, conscients que la sécurité reste au cœur des décisions et que tout navire français immobilisé à Alger doit se conformer aux normes strictes pour garantir des traversées sûres et fiables.

La mobilisation des équipes techniques et des inspecteurs maritimes à Alger montre la rigueur appliquée aux contrôles et l’importance de la prévention. La levée prochaine de la rétention du Jean Nicoli dépendra donc exclusivement de la résolution de ces défauts techniques, tandis que le port d’Alger demeure vigilant, assurant la sécurité de tous les navires français et étrangers qui y accostent. Corsica linea s’engage ainsi à ce que son navire français reprenne la mer dès que possible, tout en respectant scrupuleusement les normes de sécurité imposées par Alger.