Le Centre de recherche en astronomie, astrophysique et géophysique (CRAAG) a enregistré, ce dimanche, une secousse tellurique dans la wilaya de Médéa à 03h36, d’une magnitude de 3 degrés sur l’échelle de Richter. L’épicentre de ce nouveau tremblement de terre, ayant secoué l’Algérie, a été localisé à 6 km au nord-ouest de Mihoub, dans la wilaya de Médéa, selon la même source.
Ce type de secousses, bien que d’intensité modérée, rappelle la fréquence de l’activité sismique en Algérie, un pays situé dans une zone à risque en raison de sa position sur la ceinture sismique de la Méditerranée occidentale. La région de Médéa, comme d’autres wilayas du nord du pays, est souvent touchée par des secousses de faible intensité, résultant du mouvement des plaques tectoniques.
Les habitants de Mihoub et des environs ont ressenti cette secousse, bien que son intensité n’ait pas été suffisante pour provoquer des dégâts matériels ou humains. Cependant, pour certains, la récurrence de ces tremblements de terre, même minimes, suscite une inquiétude légitime quant à la possibilité de secousses plus puissantes à l’avenir.
Pour rappel, le Centre algérien de recherche en astronomie, astrophysique et géophysique (CRAAG) avait annoncé le 18 mars dernier qu’un tremblement de terre de magnitude 5.1 avait été enregistrée le 18 mars à 10h50 (heure locale), à 9 km au nord-ouest de Mihoub (Médéa). Le tremblement de terre avait été ressenti dans plusieurs villes d’Algérie, dont Alger, créant un moment de panique parmi la population. Heureusement, aucun dégât majeur ni victime n’avait été signalé, bien que de nombreuses personnes soient sorties de chez elles par précaution.
L’Algérie, en raison de sa position géographique, est régulièrement confrontée à des tremblements de terre, certains ayant marqué l’histoire du pays par leur intensité et leurs conséquences dramatiques. Le séisme de Boumerdès en 2003, d’une magnitude de 6.8, reste l’un des plus meurtriers du pays, causant la mort de plus de 2 000 personnes et d’importants dégâts matériels. Face à ce risque constant, les autorités et les spécialistes rappellent l’importance de la prévention et de la mise en place de normes parasismiques strictes pour minimiser les impacts des secousses à venir.
Les experts du CRAAG suivent de près l’évolution de l’activité sismique dans tout le pays et rappellent que des secousses de faible magnitude, comme celle enregistrée ce dimanche, sont courantes et généralement sans conséquence. Toutefois, une vigilance permanente est de mise, notamment dans les régions les plus exposées, afin de mieux comprendre ces phénomènes et d’anticiper d’éventuelles secousses plus violentes.
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