Récemment, les autorités de la wilaya de Ouargla ont pris une mesure drastique visant à interdire l’entrée sur son territoire de certaines espèces animales, en particulier les moutons de race Sidaoun, les bovins de race Durbani et les buffles africains. Outre cela, le Wali a instruit d’interdire le transfert de ces animaux depuis le sud vers les régions nord de l’Algérie, afin de protéger la santé animale et prévenir la propagation de maladies potentiellement graves.
Cette interdiction, qui s’étend au transfert de ces animaux depuis le sud du pays vers les wilayas du nord de l’Algérie, s’inscrit dans un cadre sanitaire et préventif, à la suite d’une proposition faite par le directeur de l’agriculture de la wilaya de Ouargla. Les autorités ont souligné que cette mesure a été prise dans l’objectif d’assurer un contrôle plus strict sur les mouvements d’animaux et de limiter tout risque de contamination ou de propagation de maladies animales à travers les frontières internes du pays.
Dans un souci de surveillance renforcée, un dispositif de contrôle a été mis en place, visant spécifiquement à inspecter le réseau routier et les marchés de bétail. Les services compétents ont été instruits de procéder à des vérifications minutieuses. Si des animaux appartenant aux races interdites sont repérés, ils devront être soumis à un examen vétérinaire rigoureux. Ce contrôle inclura la réalisation de prélèvements sanguins et un examen clinique pour s’assurer de l’état de santé des animaux et éviter la propagation de maladies infectieuses.
Si, à l’issue de cet examen, les animaux sont jugés porteurs de maladies ou présentent des risques sanitaires, ils seront immédiatement envoyés vers les abattoirs et procéderont à leur destruction. Cette procédure vise à garantir que le bétail ne constitue aucune menace pour les autres animaux ou pour la santé publique.
Le wali de la wilaya de Ouargla a donné des instructions strictes pour la mise en œuvre de cette décision, en assignant des responsabilités claires à plusieurs acteurs locaux. Le secrétaire général de la wilaya, le directeur des techniciens et des affaires publiques, le directeur des services agricoles, ainsi que le directeur du commerce et de la promotion des exportations sont chargés de coordonner les actions nécessaires. En outre, le chef de la gendarmerie régionale, le directeur de la sécurité de la wilaya, ainsi que les chefs des daïras et les présidents des assemblées populaires communales, ont également un rôle crucial à jouer dans l’application de cette mesure.
Tous ces responsables ont l’obligation d’assurer une surveillance continue, notamment au niveau des points de contrôle routiers et des marchés de bétail, afin d’éviter toute violation de l’interdiction et de garantir que les normes sanitaires sont respectées à tous les niveaux. Cette collaboration entre les différents services permet de renforcer l’efficacité de la mise en œuvre de la décision et de garantir une protection optimale contre les risques sanitaires.
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Cette décision, qui a été officiellement adoptée et annoncée par les services de la wilaya de Ouargla, a également été inscrite dans les contrats administratifs de la wilaya. Cela signifie qu’elle est désormais une règle formelle et contraignante pour tous les acteurs locaux, et toute violation pourra entraîner des sanctions appropriées.
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L’interdiction du transfert des animaux de ces races spécifiques représente donc une mesure préventive qui répond à une volonté des autorités de protéger la santé publique et la bio-sécurité du pays. En garantissant un contrôle strict des déplacements des animaux, cette initiative vise à préserver l’intégrité du cheptel national et à éviter la propagation de maladies animales, qui pourraient avoir des répercussions graves sur l’agriculture et l’économie du pays.
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Il est évident que cette décision marque un tournant dans la gestion des mouvements d’animaux en Algérie. Elle témoigne d’une volonté de renforcer la régulation des secteurs liés à l’élevage et à la sécurité sanitaire. Au-delà de la simple interdiction de transfert, cette mesure souligne l’importance de la collaboration entre les différents services gouvernementaux pour assurer une gestion efficace et cohérente des ressources animales et prévenir tout risque sanitaire à l’échelle nationale.