Une médecin à Alger a vécu un cauchemar auquel elle ne s’attendait pas. Alors qu’elle faisait confiance à une femme de ménage employée à son domicile et à sa clinique, elle a découvert que cette dernière aurait profité de sa position pour dérober une somme vertigineuse en bijoux en or. Ce mercredi, la chambre pénale de la Cour d’Alger a jugé cette employée, une femme dans la trentaine, pour vol d’une quantité importante de bijoux de valeur, estimée à 3 milliards de centimes.
L’affaire a commencé, selon Ennahar, lorsque la médecin a porté plainte après avoir constaté la disparition d’un coffret contenant des bijoux en or. Une partie de ces bijoux lui appartenait, tandis que le reste était celui de ses filles, qui les conservaient précieusement dans la maison familiale. Étonnée par cette perte soudaine, la victime a rapidement dirigé ses soupçons vers son employée domestique, la seule personne, hormis elle, détenant une copie des clés du domicile.
Déterminée à faire la lumière sur cette affaire, la médecin a installé des caméras de surveillance à l’entrée de son domicile ainsi qu’à l’intérieur. Les enregistrements vidéo ont révélé des images troublantes : la femme de ménage a été filmée entrant dans la maison en utilisant ses clés. Les images la montrent ensuite se dirigeant directement vers la chambre à coucher, ouvrant la porte à l’aide d’une clé fabriquée artificiellement, avant de fouiller l’armoire et de discuter au téléphone avec une tierce personne.
L’enquête judiciaire qui a suivi a confirmé les soupçons de la victime. Arrêtée et placée en garde à vue, l’accusée a fini par avouer les faits lors de l’audience. Selon ses propres déclarations, elle aurait agi sous l’incitation d’un complice, un certain « Abboud », qui lui aurait donné l’idée et peut-être même aidé à exécuter son plan. Malgré ses aveux et l’expression de ses regrets, la gravité du vol a poussé la partie civile à exiger des dédommagements à la hauteur du préjudice subi. La médecin a demandé un remboursement de la valeur des bijoux volés, soit un montant astronomique de 3 milliards de centimes.
Durant l’audience, l’avocate de la partie civile a déposé une demande écrite pour appuyer cette réclamation financière. De son côté, le procureur général n’a pas caché sa fermeté face aux faits. Conscient de l’ampleur du préjudice et de la violation de la confiance qui liait l’accusée à son employeuse, il a requis un durcissement de la peine initiale. Pour rappel, le premier jugement avait condamné l’accusée à cinq ans de prison ferme.
Cette affaire a suscité de nombreuses réactions au sein de l’opinion publique. Elle met en lumière les risques auxquels les employeurs sont confrontés lorsqu’ils accordent leur confiance à du personnel domestique, mais aussi la fragilité du lien de confiance dans certaines relations professionnelles. En attendant le verdict final, l’affaire laisse une médecin d’Alger et sa famille sous le choc, déposées face à une trahison difficile à pardonner.
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