Usage de l’Anglais à la place du Français en Algérie : une instruction ferme donnée

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DNAlgérie a appris que, le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique en Algérie a récemment donné des instructions fermes concernant l’extension de l’enseignement en anglais dans les établissements universitaires. Dans une démarche visant à moderniser le système éducatif et à renforcer l’internationalisation des universités algériennes, cette initiative s’inscrit dans une série de mesures stratégiques destinées à augmenter l’utilisation de l’anglais dans l’enseignement supérieur à partir de la prochaine année universitaire. Cette décision, qui concerne l’ensemble du territoire national, vise à répondre à l’évolution des besoins académiques et scientifiques mondiaux.

Ainsi, les présidents des établissements universitaires ont été invités à soumettre leurs plans détaillés concernant l’augmentation du niveau de formation en anglais pour la rentrée universitaire 2025/2026. L’objectif est d’intégrer cette langue de manière progressive, en particulier dans les disciplines scientifiques, comme la médecine, l’odontologie et la pharmacie, où l’anglais deviendra la langue principale d’enseignement dès la première année. Le ministère a insisté sur la nécessité de soumettre ces plans avant le 17 avril 2025, afin de permettre une mise en œuvre efficace et coordonnée à l’échelle nationale.

Les doyens des facultés de médecine ont reçu des instructions spécifiques pour s’assurer que tous les modules pédagogiques pour la première année de sciences médicales soient dispensés en anglais. Cette transition se fera de manière progressive, en fonction de la formation linguistique des enseignants. Seuls ceux ayant atteint les niveaux B2 et C1 de compétence en anglais pourront enseigner dans cette langue. Le ministère de l’Enseignement supérieur a souligné l’importance de garantir la formation continue des enseignants afin de couvrir tous les contenus pédagogiques de manière efficace. Cela représente un défi considérable, étant donné l’ampleur du changement et la nécessité d’adapter un grand nombre d’enseignants aux exigences linguistiques du programme.

Parallèlement à cette initiative dans les facultés de médecine, le ministère a rappelé l’importance de la formation en anglais pour l’ensemble des établissements universitaires, conformément à une précédente note datant de 2024. Cette note, qui avait été adressée aux responsables des conférences régionales, avait pour objectif de renforcer la capacité des enseignants à dispenser des cours en anglais. Le ministère a également insisté sur le fait que chaque établissement doit s’assurer que tous les enseignants suivent cette formation, dans le cadre des programmes prévus.

Les réformes entreprises par le ministère ne se limitent pas à la formation des enseignants. L’une des priorités majeures de cette initiative est de faciliter l’internationalisation des universités algériennes. Dans ce cadre, le ministère prévoit l’élargissement du réseau des universités de quatrième génération, une expérience lancée cette année avec 23 établissements. Cela permettra de renforcer la coopération internationale, en particulier avec les pays partenaires dans les domaines de la recherche scientifique et de la formation. L’anglais, en tant que langue internationale dans le domaine académique, devient donc un outil clé pour favoriser cette coopération.

En parallèle, le ministère souhaite augmenter le nombre d’étudiants internationaux en élargissant les critères d’admission, notamment en ouvrant les portes aux candidatures d’étudiants étrangers en dehors des bourses gouvernementales. Ce changement s’inscrit dans la mise en œuvre du décret présidentiel relatif à l’admission des étudiants étrangers dans les établissements d’enseignement supérieur. L’anglais, étant l’une des langues communes dans le domaine de l’enseignement et de la recherche, joue ici un rôle crucial pour assurer une meilleure intégration des étudiants internationaux et pour enrichir le milieu académique algérien.

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Outre l’enseignement aux étudiants étrangers, le ministère a lancé plusieurs initiatives pour améliorer l’enseignement de l’anglais aux étudiants en Algérie. Depuis 2022, il a formé plus de 58 000 enseignants en techniques d’enseignement en anglais. Ce programme, qui inclut des formations intensives et des cours en ligne, vise à améliorer la maîtrise de l’anglais dans le cadre universitaire. Chaque année, des formations sont également organisées pour les nouveaux bacheliers, avant même qu’ils ne rejoignent les bancs de l’université, afin de renforcer leur niveau en anglais et de les préparer à l’enseignement dans cette langue.

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Ces mesures font partie d’une stratégie globale visant à améliorer la qualité du système éducatif en Algérie. En introduisant l’anglais comme langue de formation dans de plus en plus de disciplines, le ministère cherche à renforcer la compétitivité des universités algériennes au niveau international. Cette réforme, qui touche aussi bien les enseignants que les étudiants, a pour objectif de faire des établissements d’enseignement supérieur algériens des acteurs reconnus dans le monde académique globalisé.

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Ainsi, l’Algérie, à travers ses initiatives récentes, se positionne comme un acteur clé dans la modernisation de l’enseignement supérieur, dans un contexte où la maîtrise de l’anglais est devenue incontournable. Cette transformation, bien que complexe, promet de belles perspectives pour l’avenir de l’enseignement en Algérie, tout en renforçant son rayonnement international.