Visa, caution de 15.000 dollars pour les Algériens : l’Ambassade des États-Unis précise

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L’accès aux visas américains connaît un nouveau tournant pour les ressortissants algériens. À compter de ce mercredi 21 janvier 2026, une mesure qui suscitait déjà de nombreuses interrogations devient officiellement applicable : l’instauration d’une caution financière pour certains demandeurs de visas de court séjour à destination des États-Unis. L’ambassade américaine en Algérie a tenu à préciser les contours de cette décision, appelée à avoir un impact concret sur les projets de voyage de nombreux Algériens.

Cette nouvelle exigence concerne les visas B1/B2, destinés aux déplacements pour affaires ou pour tourisme. Elle s’inscrit dans une décision plus large du département d’État américain, annoncée au début du mois de janvier, visant plusieurs dizaines de pays à travers le monde. Au total, 38 États, majoritairement situés en Afrique et en Asie, sont désormais concernés par cette obligation de caution, dont l’Algérie.

Concrètement, cela signifie que certains demandeurs algériens devront verser une somme importante avant même que leur visa ne leur soit délivré. Le montant de cette caution n’est pas fixe. Il peut varier entre 5.000, 10.000 et 15.000 dollars américains, selon l’évaluation réalisée par l’agent consulaire lors de l’entretien individuel. Cette somme ne constitue pas des frais de dossier, mais une garantie financière destinée à s’assurer que le voyageur respecte les conditions de son séjour.

L’ambassade des États-Unis en Algérie a précisé que cette caution ne doit en aucun cas être versée à l’avance. Les demandeurs sont appelés à se méfier de toute tentative frauduleuse ou de désinformation. Le paiement n’intervient qu’après l’entretien consulaire, et uniquement si l’agent estime que le demandeur est concerné par cette mesure. « Le versement d’une caution avant votre entretien ne garantit pas l’obtention d’un visa », insiste clairement la représentation diplomatique américaine.

Les modalités de paiement ont également été détaillées afin d’éviter toute confusion. Une fois l’entretien passé, et si une caution est exigée, l’agent consulaire remettra directement au demandeur un lien sécurisé vers la plateforme officielle pay.gov. C’est uniquement par ce canal que le paiement devra être effectué, selon les instructions fournies. L’ambassade rappelle qu’aucun intermédiaire n’est autorisé à percevoir cette somme.

Le principe de la caution repose sur un mécanisme simple. Si le voyageur quitte le territoire américain avant l’expiration de la durée légale de son visa, la somme versée lui est restituée. En revanche, en cas de dépassement de séjour ou de non-respect des conditions du visa, la caution est conservée par les autorités américaines. Cette mesure vise donc à renforcer le contrôle des séjours temporaires et à limiter les situations de maintien illégal sur le territoire.

En Algérie, l’annonce suscite déjà de nombreuses réactions, notamment en raison du montant potentiellement très élevé de cette caution. À titre de comparaison, 15.000 dollars représentent plus de 3,5 millions de dinars algériens au taux du marché parallèle, une somme inaccessible pour une grande partie de la population. Pour certains observateurs, cette exigence risque de restreindre fortement l’accès aux États-Unis pour les voyageurs algériens, même lorsque leur projet est strictement touristique ou professionnel.

D’autres estiment toutefois que la mesure ne concernera pas l’ensemble des demandeurs, mais uniquement des profils jugés à risque par les autorités consulaires. L’ambassade n’a pas communiqué de critères précis permettant de savoir à l’avance qui sera soumis à cette caution, ce qui alimente un climat d’incertitude parmi les candidats au visa.

Cette décision intervient dans un contexte mondial marqué par un durcissement général des politiques migratoires et de contrôle des frontières. Les États-Unis, comme d’autres pays occidentaux, cherchent à mieux encadrer les flux de voyageurs temporaires, tout en maintenant des canaux légaux pour le tourisme et les affaires. Pour les Algériens souhaitant se rendre aux États-Unis, la prudence et une bonne préparation du dossier deviennent plus que jamais essentielles.

À travers cette mise à jour, l’ambassade américaine appelle enfin les demandeurs à s’informer exclusivement via les sources officielles et à éviter les rumeurs circulant sur les réseaux sociaux. La nouvelle règle est désormais en vigueur, et elle redéfinit, de facto, les conditions d’accès au visa américain pour une partie des voyageurs algériens en 2026.