Visa pour les États-Unis : les Algériens doivent désormais payer une caution allant de 5.000 à 15.000 dollars

Algérien USA médailles

Les ressortissants algériens qui envisagent de se rendre aux États-Unis vont désormais devoir faire face à une nouvelle exigence financière pour l’obtention de leur visa. Le Département d’État américain a récemment mis à jour sa liste des pays dont les citoyens sont soumis au versement d’une caution pouvant atteindre 15 000 dollars, et l’Algérie figure désormais parmi ces pays. Cette mesure, publiée officiellement le mardi 6 janvier 2026, s’inscrit dans une politique plus large de contrôle de l’immigration légale et illégale, visant à sécuriser l’entrée sur le territoire américain et à limiter les dépassements de séjour.

Concrètement, tout citoyen algérien souhaitant obtenir un visa B1/B2 pour les États-Unis devra, à partir du 21 janvier 2026, verser une caution dont le montant variera entre 5 000, 10 000 et 15 000 dollars, selon la situation personnelle du demandeur. Ce montant sera déterminé au moment de l’entretien consulaire et ne constitue en aucun cas une garantie d’obtention du visa. Les demandeurs devront en outre remplir le formulaire I-352, émis par le département de la Sécurité intérieure des États-Unis, mais uniquement après avoir reçu l’instruction de le faire par un agent consulaire. Tout versement effectué sans cette instruction ne sera pas remboursé.

Le paiement de la caution se fera exclusivement via la plateforme en ligne Pay.gov, gérée par le département du Trésor américain. Le département d’État précise que cette procédure s’applique quel que soit le lieu de demande du visa, qu’il s’agisse de l’ambassade ou du consulat américain. Une fois le visa obtenu et la caution payée, le voyageur sera tenu de passer par des points d’entrée précis sur le territoire américain, à savoir les aéroports de Boston, John F. Kennedy (New York) et Washington Dulles. Tout manquement à cette condition pourrait entraîner un refus d’entrée.

Le Département d’État a également encadré les conditions de restitution de cette caution. Trois situations permettent au voyageur de récupérer l’intégralité de la somme : si le titulaire quitte les États-Unis dans la durée autorisée par son visa, s’il ne se rend pas aux États-Unis avant l’expiration de son visa ou si l’admission lui est refusée au point d’entrée. Dans tous les autres cas, la caution sera retenue par l’administration américaine. Cette mesure vise à renforcer la responsabilité des voyageurs et à réduire les risques de dépassement de séjour, problématique identifiée dans de nombreux rapports du département de la Sécurité intérieure.

L’Algérie n’est pas le seul pays concerné par cette politique. En Afrique, 38 pays sont désormais soumis à cette exigence, parmi lesquels l’Angola, le Bénin, le Botswana, le Burundi, le Cap-Vert, la République centrafricaine, la Côte d’Ivoire, le Djibouti, le Gabon, la Gambie, la Guinée, la Mauritanie, le Nigéria et le Sénégal. Le choix de ces pays se fonde sur l’analyse des statistiques de dépassement de validité des visas et des problèmes liés aux retours sur le territoire américain. Les ressortissants de ces nations devront donc prévoir cette caution avant d’entamer leur démarche de demande de visa, sous peine de voir leur entrée aux États-Unis compromise.

Pour les Algériens, cette décision représente un changement majeur et risque de compliquer la préparation d’un voyage aux États-Unis, qu’il soit pour affaires, tourisme ou études. Elle intervient dans un contexte où l’administration américaine renforce progressivement ses contrôles et obligations pour les visiteurs étrangers, en particulier ceux issus de certains pays africains. Les observateurs s’attendent à ce que cette mesure entraîne un coût supplémentaire significatif pour les familles et les voyageurs individuels, mais elle répond à la volonté des autorités américaines de limiter les abus et d’assurer le respect des règles migratoires.