L’histoire commence comme tant d’autres vécues par des membres de la diaspora algérienne. Après avoir longuement économisé en France, un Algérien décide de concrétiser un projet qui lui tenait à cœur : acheter une voiture flambant neuve, avec l’idée de l’utiliser durant ses séjours en Algérie. Ce choix, largement répandu parmi les Algériens établis à l’étranger, s’explique souvent par le coût très élevé des véhicules sur le marché local et la volonté de voyager avec confort, sécurité et fiabilité une fois de retour au pays. L’homme, fier de son acquisition toute récente, effectue donc un voyage à Oran, sa ville d’origine, où il compte passer quelques semaines de vacances en famille, tout en profitant de son nouveau véhicule.
Mais les choses ne se sont pas du tout passées comme prévu. Fraîchement arrivé dans la capitale de l’Ouest algérien, il se retrouve confronté à un problème logistique bien connu de nombreux automobilistes urbains : l’absence d’un garage ou d’un espace sécurisé pour stationner son véhicule. Faute de solution immédiate, l’Algérien de France se résout à garer sa voiture dans la rue, dans un quartier résidentiel d’Oran, pensant que rien de grave ne pourrait se produire en une nuit. Cette décision, prise par nécessité plus que par choix, va pourtant le plonger dans une mésaventure qu’il n’est pas près d’oublier.
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Le lendemain matin, en descendant confiant pour retrouver sa voiture et commencer sa journée, il découvre une scène pour le moins sidérante. Son véhicule, flambant neuf la veille, est désormais immobilisé sur des briques. Les quatre roues ont été volées pendant la nuit, sans que personne dans le voisinage ne semble avoir vu ou entendu quoi que ce soit. Le choc est immense. À peine arrivé, il se retrouve dans une situation kafkaïenne, obligé de composer avec les conséquences d’un vol soigneusement exécuté. L’image de sa voiture posée sans roues, trônant misérablement sur des parpaings, illustre à elle seule la brutalité de la mésaventure qu’il vit.
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Face à cette situation, les démarches s’enchaînent : il doit prévenir les autorités locales, déposer plainte, contacter un dépanneur, chercher de nouvelles roues compatibles avec le modèle importé depuis la France. Chaque étape est marquée par une difficulté supplémentaire. Le modèle du véhicule, tout récent et peu courant sur le marché algérien, complique la recherche de pièces de rechange. Le coût du préjudice s’envole rapidement, entre le remplacement des roues, les frais de réparation potentiels liés à l’immobilisation brutale du véhicule, et les dépenses supplémentaires imprévues pour la sécurité du stationnement. Le rêve de vacances confortables se transforme en un véritable cauchemar logistique et financier.
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Cet incident soulève également une problématique plus large qui touche de nombreux Algériens établis à l’étranger. En ramenant des biens de valeur au pays, ils deviennent souvent des cibles pour les vols, en particulier dans les grandes villes. Le manque d’infrastructures de stationnement sécurisé, combiné à la difficulté de garantir une surveillance efficace dans certains quartiers, accroît les risques d’incidents de ce type. L’homme, qui espérait simplement retrouver ses racines et profiter de son séjour, se voit contraint de passer une partie de ses vacances à régler des problèmes qu’il n’avait pas anticipés.