Voitures en Algérie : excellente nouvelle pour la diaspora

dédouanement véhicules moins 3 ans Algérie exporter France Béjaïa

Une étape importante vient d’être franchie pour la diaspora algérienne souhaitant rapatrier un véhicule dans le cadre d’un retour au pays. Les voitures de moins de cinq ans peuvent désormais entrer en Algérie via le dispositif du certificat de changement de résidence (CCR), après plusieurs semaines de blocage dans les ports. Une évolution attendue par de nombreux Algériens établis à l’étranger, notamment en France, qui suivaient de près l’application concrète des dispositions prévues par la loi de finances 2026.

Sur le plan juridique, la mesure autorisant l’importation de véhicules récents — âgés de moins de cinq ans — est entrée en vigueur dès le 1er janvier 2026. Le texte ouvrait clairement la possibilité aux membres de la diaspora de faire venir leur voiture personnelle lors d’un changement définitif de résidence vers l’Algérie. Cette disposition a été perçue comme un signal fort en direction des expatriés, souvent confrontés à des restrictions strictes concernant l’importation automobile.

Cependant, entre l’entrée en vigueur officielle de la loi et sa mise en œuvre sur le terrain, un décalage s’est rapidement fait sentir. Dans plusieurs ports algériens, des véhicules remplissant pourtant les conditions légales sont restés immobilisés. Les propriétaires, munis de leurs dossiers complets et conformes aux exigences réglementaires, se sont retrouvés face à une situation inattendue : l’impossibilité de finaliser les formalités douanières nécessaires à la sortie de leurs voitures.

Ce blocage, largement relayé sur les réseaux sociaux et dans les groupes de la diaspora, a suscité incompréhension et frustration. Beaucoup s’interrogeaient sur les raisons de cette paralysie alors que le cadre légal semblait clair. La difficulté ne relevait pas d’un refus de principe, mais plutôt d’un problème d’ordre technique et administratif.

C’est dans ce contexte que le député des Algériens de France, Abdelouahab Yagoubi, est intervenu publiquement pour annoncer une évolution majeure. Selon lui, la situation s’est débloquée après la mise à jour du système informatique des douanes algériennes, connu sous le nom d’ALCES. Cette actualisation technique était indispensable pour permettre l’enregistrement et le traitement correct des dossiers liés aux véhicules de moins de cinq ans dans le cadre du CCR.

Désormais, les Titres de Passage en Douane (TPD), documents indispensables pour la sortie des véhicules des ports, sont opérationnels. Concrètement, cela signifie que les voitures précédemment immobilisées peuvent être libérées, à condition que leurs propriétaires remplissent l’ensemble des critères fixés par la réglementation en vigueur. Pour de nombreux ressortissants algériens établis à l’étranger, il s’agit d’un véritable soulagement après plusieurs jours, voire semaines, d’incertitude.

Cette avancée représente une étape importante dans l’application effective de la loi de finances 2026 concernant l’importation de véhicules récents. Elle confirme également l’importance de la coordination entre les textes juridiques et les outils informatiques chargés de les mettre en œuvre. Sans adaptation technique des systèmes douaniers, même les dispositions les plus claires peuvent se heurter à des obstacles pratiques.

Le député a néanmoins pointé du doigt un manque de communication et d’anticipation dans la gestion de ce dossier. Selon lui, si la mise à jour du système ALCES avait été effectuée en amont de l’entrée en vigueur de la mesure, les blocages dans les ports auraient pu être évités. Cette critique met en lumière les défis liés à la modernisation administrative, notamment lorsqu’il s’agit de réformes touchant un public aussi large que la diaspora.

Pour les Algériens de l’étranger envisageant un retour définitif ou un changement de résidence, cette clarification apporte une visibilité nouvelle. L’importation d’un véhicule personnel représente souvent un enjeu financier important. Les voitures de moins de cinq ans sont généralement plus fiables, mieux équipées et conformes aux standards récents en matière de sécurité et d’environnement. Pouvoir les introduire légalement en Algérie dans le cadre du CCR constitue donc un avantage concret.

Il convient toutefois de rappeler que cette possibilité reste encadrée par des conditions précises. Le véhicule doit répondre aux critères d’âge fixés par la loi, et la procédure doit être engagée dans le cadre strict du certificat de changement de résidence. Les formalités douanières, y compris l’obtention du TPD, demeurent indispensables pour régulariser la situation du véhicule sur le territoire national.

Avec la résolution du problème technique lié au système ALCES, les autorités semblent avoir franchi un cap décisif dans l’application de cette mesure. Pour la diaspora algérienne, cette évolution illustre à la fois les difficultés de mise en œuvre des réformes administratives et la capacité des institutions à corriger le tir. L’essentiel, pour les concernés, reste que les véhicules puissent désormais quitter les ports et circuler légalement en Algérie, conformément aux dispositions prévues par la loi de finances 2026.