L’Algérie s’apprête à mettre un terme à l’importation de certaines pièces plastiques destinées à l’industrie automobile. Le Premier ministre, Sifi Ghrieb, a annoncé jeudi à Tissemsilt que le 31 décembre prochain constituera la date limite pour l’importation des composants plastiques pouvant être fabriqués localement.
Cette échéance a été annoncée lors d’une visite effectuée dans la wilaya de Tissemsilt, à l’occasion de l’inauguration d’une unité spécialisée dans la production de composants et d’accessoires plastiques destinés aux véhicules. La cérémonie s’est déroulée dans le cadre d’une visite effectuée par le Premier ministre au nom du président de la République, Abdelmadjid Tebboune.
Selon les déclarations de Sifi Ghrieb à la presse, l’objectif est de favoriser progressivement le recours à la production nationale pour les pièces qui peuvent être fabriquées en Algérie. Les opérateurs agréés intervenant dans la fabrication et le montage automobile seront ainsi concernés par cette nouvelle orientation à compter de la fin de l’année.
Le Premier ministre a notamment précisé que les constructeurs et assembleurs automobiles agréés devront s’approvisionner auprès de l’unité implantée à Tissemsilt pour les pièces plastiques susceptibles d’être produites localement. Cette mesure doit s’inscrire dans le cadre d’un cahier des charges définissant les conditions applicables aux différents opérateurs.
L’unité inaugurée à Tissemsilt est spécialisée dans la fabrication de composants et de pièces plastiques destinés à l’automobile. Elle relève de la société holding des spécialités chimiques, connue sous l’appellation ACS. Sa mise en service s’inscrit ainsi dans la volonté affichée par les autorités de développer davantage la production locale de composants nécessaires à l’industrie automobile.
Sifi Ghrieb a également insisté sur la nécessité de mettre en place une production nationale couvrant les besoins identifiés dans le secteur. Il a indiqué que la fin de l’année constituera également une échéance pour la fabrication des pièces plastiques concernées, avec la garantie de la disponibilité des moules nécessaires à leur production.
Dans ce cadre, l’importation de pièces plastiques pouvant être fabriquées localement doit donc progressivement laisser place à un approvisionnement auprès de la production nationale. La mesure vise notamment les composants entrant dans la fabrication et le montage des véhicules en Algérie.
Pour les autorités, cette orientation répond à un objectif plus large lié au développement de l’industrie automobile. Le Premier ministre a expliqué que l’enjeu était d’atteindre un niveau d’intégration effectif dans cette filière, alors que l’Algérie cherche à développer une industrie automobile reposant davantage sur une production à valeur ajoutée.
La question de l’intégration locale occupe en effet une place importante dans la stratégie annoncée pour le secteur. L’objectif consiste à ne pas limiter l’activité automobile à l’assemblage des véhicules, mais à développer parallèlement un tissu de production de composants et d’équipements fabriqués sur le territoire national.
L’unité de Tissemsilt doit ainsi participer à cette dynamique en fournissant certains composants plastiques aux opérateurs automobiles présents en Algérie. Le principe annoncé par le Premier ministre repose sur une distinction entre les pièces qui peuvent effectivement être fabriquées localement et celles pour lesquelles l’importation pourrait rester nécessaire.
À partir de la fin de l’année, les opérateurs concernés devront donc intégrer cette nouvelle exigence dans leur approvisionnement pour les composants plastiques pouvant être produits en Algérie. Cette évolution devrait renforcer le rôle des unités nationales spécialisées dans la fabrication de pièces destinées à l’industrie automobile.
Lors de son intervention, Sifi Ghrieb a également rappelé que le président Abdelmadjid Tebboune accorde une importance particulière à l’augmentation du taux d’intégration dans la fabrication automobile en Algérie. Le développement de la production de composants locaux constitue, dans cette perspective, l’un des leviers permettant d’accroître la valeur ajoutée générée par cette activité.
Le rendez-vous du 31 décembre constitue ainsi une échéance annoncée pour les opérateurs automobiles concernant les pièces plastiques qui peuvent être produites localement. À cette date, le recours à la production nationale devra devenir la règle pour les composants concernés, dans le cadre du cahier des charges applicable aux constructeurs et assembleurs agréés.
Cette mesure intervient alors que l’Algérie poursuit le développement de sa filière automobile et cherche à renforcer progressivement les capacités nationales de production de composants. L’enjeu sera désormais de permettre aux unités locales, dont celle inaugurée à Tissemsilt, de répondre aux besoins des différents opérateurs et de contribuer à une intégration accrue de la production automobile sur le marché algérien.